Yacine El-Mehdi Oualid, ministre délégué chargé des Start-up :  «Une véritable rupture avec le passé» 

Les Assises nationales sur l’économie de la connaissance qui se sont déroulées récemment ont été sanctionnées par une foultitude de recommandations qui favoriseront la mise en place de cette économie. Celles-ci  ont porté sur la nécessité d’élaborer une stratégie nationale pour jeter les bases d’une économie de la connaissance.

Pour garantir qu’elles soient appliquées sur le terrain, le président du Cnes, Reda Tir, s’engagera  à assurer un «suivi continu» afin de contrôler l’étendue de la mise en œuvre des recommandations. Le ministre délégué chargé des Start-up, Yacine El-Mehdi Oualid précise que l’édification de cette économie constitue «une véritable rupture avec le passé»  et une étape «cruciale et importante»  pour l’Algérie, soulignant que l’objectif à travers les efforts consentis dans ce cadre est de créer «une économie concurrentielle qui repose essentiellement sur le capital humain immatériel qui constitue le moteur de la croissance dans le monde». La mise en place d’une stratégie nationale visant à regrouper tous les efforts et initiatives en lien avec l’économie de la connaissance a été vivement recommandée à la clôture, desdites assises. Il s’agit de mettre en place une stratégie concertée avec l’objectif de «regrouper tous les efforts et initiatives en lien avec l’économie de la connaissance qui sont aujourd’hui dispersés dans l’écosystème». Il a été aussi recommandé l’élaboration d’une «cartographie» du marché de la connaissance et des entreprises actives en Algérie dans le domaine. Le développement et la stimulation du marché de l’économie de la connaissance (High Tech) par des investissements directs et indirects ont été également proposés dans les recommandations. Parmi les autres recommandations, figurent la mise en place de «mécanismes d’incitation» pour encourager les entreprises à investir dans le numérique (fiscalité, aides…) et le lancement de programmes et initiatives à caractère national à travers un partenariat public-privé qui favorise l’adoption et la démocratisation de l’usage du numérique par les différentes franges de la population. Gouvernement, experts et opérateurs n’entendent pas lâcher du lest quant à la nécessité d’appliquer ces recommandations qualifiées de voies de renouveau et qui ont réellement mis le doigt sur différentes lacunes entravant l’édification d’une véritable économie du développement durable.
A. H.