Agression sioniste sur Ghaza : Les efforts diplomatiques se multiplient

Les efforts de la communauté internationale s’intensifient ces derniers jours pour tenter de faire cesser l’agression sioniste sur Ghaza, la plus meurtrière depuis l’été 2014.

L’assemblée générale de l’ONU tiendra demain jeudi une réunion, initiée par l’Algérie, présidente du Groupe arabe  pour le mois de mai, et le Niger, qui assure la présidence de l’Organisation de la coopération islamique, pour examiner la situation  en Palestine. La réunion permettra aux pays membres de l’ONU d’exprimer leurs positions sur la situation grave qui prévaut dans les territoires palestiniens occupés, y compris à al Qods et d’appeler tous les acteurs à assumer leurs responsabilités en vue de mettre un terme aux atrocités commises contre les  Palestiniens.
La réunion de l’assemblée générale intervient face à la paralysie du Conseil de sécurité qui n’arrive pas à se prononcer sur la situation grave  qui prévaut à Ghaza et dans les territoires palestiniens occupés.
Le Conseil de sécurité de l’ONU devait se réunir une quatrième fois en urgence hier, après l’échec des précédentes réunions, les Etats-Unis refusant l’adoption d’une déclaration appelant à «une cessation des violences». Le président américain, Joe Biden, accusé par son camp de manque de fermeté face à Israël, a exprimé lundi son soutien à un «cessez-le-feu», lors d’un nouvel entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien, Benjamin  Netanyahu, qui reste sourdaux  appels à l’accalmie.  Hier, les raids se sont poursuivis sur l’enclave palestinienne: les avions de combat israéliens ont lâché plusieurs missiles sur des bâtiments de la ville de Ghaza et les déflagrations ont embrasé le ciel de l’enclave côtière,  selon des médias. Les bombardements de la veille avaient notamment touché les bureaux à Ghaza  du Croissant-Rouge qatari ainsi que la seule clinique pratiquant des dépistages de coronavirus. Et à la crise sécuritaire s’ajoute le risque d’une crise humanitaire, avec près de 40.000 Palestiniens déplacés et 2.500 personnes qui ont perdu leur maison dans les bombardements.
Par ailleurs, 90 tirs de roquettes ont été lancés à partir de Ghaza entre lundi 19H00 et mardi 07H00 en direction de territoires occupés. Depuis le 10 mai, 3.440 roquettes ont été tirées depuis l’enclave palestinienne dirigée par le mouvement Hamas qui a menacé de tirer de nouvelles roquettes en direction de Tel-Aviv si l’aviation israélienne ne  cessait «pas de cibler des civils».
En Cisjordanie occupée, le  président Mahmoud Abbas a plaidé devant l’émissaire américain Hady Amr pour une  «intervention» de Washington. La porte-parole de la Maison-Blanche, JenPsaki, a défendu l’approche  diplomatique «discrète», mais «intensive» de Washington sur ce dossier.
Les présidents français et égyptien, Emmanuel Macron et Abdel Fattah-Al-Sissi, travaillent eux aussi à une médiation visant à obtenir un cessez-le-feu et comptent solliciter l’appui de la Jordanie. Un autre canal s’est ouvert, via l’ONU, aidé du Qatar et de l’Egypte, selon des médias.
Bruxelles s’est penchée à son tour sur le conflit en cours, hier lors d’une visio-réunion d’urgence des ministres européens des Affaires étrangères.
Samira C.