Approvisionnement en eau potable à Alger : Mihoubi met les choses au clair

Le ministre des ressources en eau, Mustapha Kamel Mihoubi a assuré, ce mardi à Alger, que l’approvisionnement en eau potable à Alger se poursuivra selon le programme arrêté le 7 avril dernier, précisant que le maintien de ce programme durant plusieurs mois demeure  cependant tributaire de la disponibilité des ressources en eau.

« Nous ferons notre possible pour que la distribution se poursuive selon le programme arrêté avant le Ramadhan. Néanmoins, il faut comprendre que nous ne pouvons pas continuer à appliquer ce programme durant plusieurs mois, car cela dépend de la disponibilité des eaux de surface », a déclaré le ministre à la presse en marge de la 25ème édition de la journée de  l’énergie.
 A ce propos, le ministre a rassuré quant à la disponibilité des réserves des eaux de surface et des programmes complémentaires pour compenser le manque enregistré dans les eaux souterraines, relevant que son secteur œuvre à assurer l’approvisionnement en eau dans toutes les wilayas sur la base de données scientifiques ».
 Concernant le communiqué publié lundi par la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAL) sur la réduction de la période de distribution à Alger, le ministre a souligné que la SEAL n’a pas consulté les actionnaires (ADE et ONA) avant de rédiger ce communiqué d’où son  retrait. A une question sur la révision de la tarification de l’eau, M. Mihoubi a affirmé qu’elle n’était pas à l’ordre du jour actuellement mais elle sera posée à l’avenir en concertation avec tous les acteurs ».
Il a également appelé à fournir davantage d’efforts afin d’économiser l’eau et consacrer les principes prévus dans la charte de l’eau qui sera soumise dans les prochains jours au gouvernement après son enrichissement par tous les secteurs.
Cette charte comporte plusieurs recommandations visant à réduire la dépendance à la pluviométrie et à assurer une meilleure gestion des ressources en eau à la faveur de techniques modernes dont la gestion à distance.
Le ministère des ressources en eau vise à passer de 17 % d’utilisation des ressources en eau non conventionnelles à 50 % d’ici 2035, a indiqué M. Mihoubi.