Un programme national pour la réduction de la consommation de l’énergie

La consommation de l’énergie a augmenté de 10% durant l’année 2018-2019 et la tendance indique aussi que la demande va augmenter de plus en plus.

Le gaspillage de l’énergie par les ménages, le prix du kilowattheure subventionné par l’Etat et la croissance démographique sont, entre autres, les principaux facteurs de cette perpétuelle hausse de consommation. Lors d’une journée d’étude organisée par l’Institut d’architecture et d’urbanisme de l’Université Blida 1, en collaboration avec l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de  l’utilisation de l’énergie (Aprue), Nadia Djelouah, responsable à l’Aprue, explique que la consommation énergétique en Algérie  augmente de manière accélérée à cause de l’utilisation excessive des ménages. Selon elle, ces derniers ne donnent pas trop d’importance à la politique de l’économie de l’énergie, du fait que l’énergie est subventionnée à plus de 50% par l’Etat. «Je pense que le consommateur doit avoir une culture de rationalisation de la consommation de l’énergie pour éviter le gaspillage, car produire cette énergie, il faut de l’argent», souligne la responsable qui ajoute que l’importation d’équipements électriques énergivores sont également la cause de la hausse de la consommation de l’énergie. Pour maîtriser cette consommation, les pouvoirs publics ont élaboré un programme national à l’horizon 2030 qui vise la réduction de la consommation à travers l’introduction d’équipements performants, les substitutions énergétiques et les campagnes de sensibilisation. Ce programme a pour objectif aussi de réduire l’impact du système énergétique sur l’environnement et le développement durable d’un marché sur l’efficacité énergétique. Selon l’intervenante, le programme cible les secteurs qui ont un impact en termes de consommation. Elle cite l’exemple du secteur du bâtiment qui se place en première position avec une consommation nationale (2019) qui dépasse les 46%, suivi du secteur des transports(30%) et celui de l’industrie (23%). Selon Nadia Djelouah, l’objectif du programme national de maîtrise de l’énergie consiste à réaliser une économie de 63 millions de tonnes équivalent pétrole, réduire les effets de serre à environ 200 millions de CO2 et la création de 120.000 emplois à travers plusieurs secteurs activant dans l’innovation du secteur énergétique. La responsable revient sur l’importation d’équipements électriques énergivores et qui ne répondent pas aux normes.
M. Benkeddada