Intégrité et transparence

A 20 jours du scrutin, la locomotive est bien partie pour révéler le visage d’une Algérie meilleure et cristalliser les attentes citoyennes pour un changement politique et institutionnel profond. Inexorablement, la marche en avant signera la déroute d’une minorité accrochée aux privilèges de la transition négociée perpétuant le régime des quotas totalement dépassé. Tout comme la consolidation du front interne, favorisée par une participation des formations politiques et de la société civile, sonnera le glas de la violence extrémiste prônée par une formation prétendument démocratique en alliance contre-nature avec les responsables de la tragédie de la décennie de feu et de sang et du mouvement séparatiste décrétés, à juste titre, organisations terroristes. Dans l’Algérie nouvelle, la ligne de démarcation imprime forcément la bataille de la légitimité et de la représentativité en dépassement de la crise de la classe politique tétanisée par le règne de l’autoritarisme et de la corruption. Sous le signe du rajeunissement et des compétences, la campagne électorale se caractérise par la tendance inédite de l’emprise des indépendants et du choix des partis politiques optant pour la carte de la société civile au détriment du vivier partisan traditionnel. Cette évolution majeure est le socle d’un changement qui appelle nécessairement à la refondation du paysage politique. Dans la compétition loyale et concurrentielle, les signes du renouveau se déclinent dans l’enracinement de la nouvelle culture démocratique, fondée sur le dialogue et un comportement hautement responsable codifié par la charte de l’éthique signée par les candidats indépendants et les représentants des partis politiques en lice. Il s’agit, a souligné le président de l’Autorité nationale indépendante des élections, Mohamed Charfi, d’un «indice positif» qui reflète le niveau de maturation indéniable. Au cœur du changement, la lutte contre la corruption constitue la matrice du renouveau. L’argent sale n’a pas de place dans l’Algérie nouvelle acquise aux élections intègres et transparentes. Les sources de financements sont passées à la loupe de la commission de contrôle de la campagne électorale. Les partis sont tenus, désormais, de puiser dans leurs fonds propres régis par un trésorier comptable du tracé des recettes et des dépenses et du respect des dispositions réglementaires en matière de plafonnement des dons strictement interdits pour toute provenance d’un pays étranger. Le temps de la rente est bien fini.

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