Tizi-Ouzou : Le développement en butte à la bureaucratie

A travers ces deux pages région consacrées à la wilaya de Tizi-Ouzou, il a été mis l’accent sur le développement. Un développement qui fait face à d’innombrables contraintes sur le terrain.

Avec ces 3 milliards DA non consommés  des crédits alloués à la wilaya, ceci atteste bien que des habitudes de freinage ancrées dans  certains esprits sont toujours de mise. Et ce, au grand dam de la population. Des milliards non consommés, des habitats non réalisés et des projets dans le tourisme bloqués par la faute de la bureaucratie, autant d’ingrédients qui font que le cocotier se doit d’être secoué à l’effet de remédier à cette situation. D’autant que le pays traverse une grave crise financière. D’ailleurs nous avons appris que le wali Mahmoud Djamaa a réussi, au cours d’une récente réunion avec son exécutif,à assainir quelques situations et à débloquer des sommes importantes non consommées au profit d’autres projets en souffrance. A cela s’ajoute le laxisme de certains exécutifs locaux qui font plus dans la politique politicienne que dans la gestion proprement dite. Gestion notamment de l’habitat rural ou encore ces 04 communes Aït Yahia, Assi Youcef, M’Kira et Tizi-Ouzou qui, faute  de conformité de leurs dossiers de propositions aux orientations contenues dans la lettre de cadrage qui leur a été adressée, n’ont pu bénéficier d’une prise en charge dans le cadre du programme destiné aux zones d’ombre. Par ailleurs, outre le problème de développement, la wilaya de Tizi-Ouzou est aussi considérée  comme un foyer où le virus de la Covid-19 est plus actif d’où une vaste opération de désinfection menée par la Protection civile au niveau de tous les bureaux de poste et agences postales et des opérations de sensibilisation des citoyens contre la propagation du virus. Une protection civile qui se prépare tout de même à la saison estivale avec le recrutement de saisonniers pour la surveillance des plages. Une saison estivale qui verra l’ouverture de 12 structures hôtelières d’une capacité globale de 811 lits qui s’ajouteront aux 5874 existants. Enfin, il serait aussi bien de mettre en exergue le civisme des citoyens qui ne manquent pas de faire appel aux numéros verts des services de sécurité qui ont reçu 10.891 appels en 2020.
Rachid Hammoutène