Renouveau économique : Ce que proposent les partis

Quelle place consacrer à l’économie dans les programmes des partis engagés dans la course aux législatives ? Difficile de savoir où s’arrêtent les ambitions réalistes et où commencent les promesses sans lendemain.

Le secrétaire général de l’ANR veut, avant tout, remettre les choses à leur place. Pour lui, la situation économique et financière de notre pays n’est pas chaotique. «Nous sommes dans une situation très difficile mais nous avons une marge de manœuvre et des atouts pour relancer notre appareil de production», soutient Belkacem Sahli qui évoque, notamment, la stabilité politique et sécuritaire. Il souligne que son parti plaide, aussi, pour la maîtrise des dépenses, la rationalisation du train de vie de l’Etat, la réforme du système des subventions et des transferts sociaux et l’amélioration du climat des affaires par la prise de mesures structurelles. L’ANR prône, enfin, la numérisation et la décentralisation de la décision économique.
Le parti Jil jadid veut adapter le système économique aux standards internationaux en libérant l’acte d’investir, en recourant au numérique et en réorientant les investissements publics vers le secteur productif. Réformer la politique des tarifs douaniers pour une stabilité de la production nationale et une meilleure transparence, libérer progressivement le système financier, favoriser les PME/PMI et mettre en place un commissariat du plan qui aura pour mission d’élaborer une stratégie de développement à long terme figurent parmi les priorités de la formation de Djilali Sofiane. La  régularisation du secteur informel à travers une fiscalité transparente «simple et attractive», la mise en valeur des terres et la préservation des surfaces agricoles utiles se trouvent en bonne place dans cette démarche. Soutenir le transfert de connaissances et des bonnes pratiques, associer la recherche appliquée pour trouver de nouvelles sources nutritionnelles sont d’autres propositions de Jil Jadid. Ce dernier se dit engagé pour mettre fin à la dépendance de notre économie à la rente des hydrocarbures et construire une politique de l’énergie ambitieuse. A cet effet, il met en avant une politique de production des hydrocarbures prudente pour anticiper le long terme. Le parti ambitionne de créer, enfin, des zones industrielles dans les territoires intérieurs avec des connexions routières et ferroviaires aux ports et développer les industries légères et de transformation.
Le MSP mise, lui, sur la création de postes d’emploi, le développement de l’industrie et la promotion de l’agriculture pour en faire une véritable locomotive de l’économie. Ses candidats auront à dévoiler des mesures visant «l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens». Le parti de Makri compte mettre en place un environnement propice aux affaires, un accompagnement des PME-PMI et l’adoption d’une politique de promotion des investissements nationaux et d’attraction de l’investissement  étranger
Amokrane H.