Troubles au Sénégal: l’ONU appelle à « la retenue » et « au calme »

Le Représentant spécial du Secrétaire général et  chef du bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, a invité, vendredi à Dakar, tous les acteurs politiques sénégalais « à la retenue et au calme » à la suite des actes de violences, de pillage et de destruction de biens lors des manifestations contre l’arrestation du député de l’opposition Ousmane Sonko.

Dans un communiqué, M. Chambas a déploré « les actes de violences qui ont eu lieu au cours des deux derniers jours dans plusieurs localités au Sénégal, et qui ont occasionné la mort d’une personne et de nombreux blessés ». Le Représentant spécial a exhorté « les autorités à prendre les mesures nécessaires pour apaiser la situation, et assurer le droit constitutionnel de manifester pacifiquement ». De même, il a appelé « les forces de l’ordre à veiller à la sécurité des manifestants et des biens avec professionnalisme et dans le respect des lois ».  M. Sonko a fait face, vendredi, au juge d’instruction. Mais le député a gardé le silence, la comparution a été reportée à lundi. Le gouvernement sénégalais a condamné « fermement » jeudi soir les actes de violence, ayant entraîné la mort d’un jeune dans le sud du pays, les pillages et la destruction de biens, suite à l’arrestation du député de l’opposition Ousmane Sonko. Les manifestations ont débuté mercredi suite à la convocation du député de l’opposition et leader du parti politique PASTEF, Ousmane Sonko, arrivé troisième à la dernière élection présidentielle sénégalaise.
M. Sonko est poursuivi par la justice de son pays suite à une plainte d’une jeune sénégalaise qui l’accuse de « viols répétitifs et menaces de mort ». Les hostilités ont commencé lorsque l’opposant, en partant pour répondre au juge, a décidé d’emprunter une avenue très fréquentée. Les forces de sécurité ont été déployées en grand nombre tout au long du cortège de l’opposant qui a été finalement arrêté et gardé à vue pour « trouble à l’ordre public et participation à une manifestation non autorisée ».