La représentation démocratique

La campagne électorale a entamé la deuxième semaine dans de bonnes conditions et dans le respect des principes de la charte signée par tous les candidats en lice. Cette tendance confirme le changement de comportement aux antipodes des discours de haine, des invectives et du nihilisme érigés par le passé en programme, en l’absence d’une véritable alternative largement attestée par la faillite de la gouvernance nationale et locale livrée, sous les couleurs des formations politiques de toutes obédiences, aux querelles de leadership et de la course aux privilèges au détriment des besoins fondamentaux des citoyens. Aucun dépassement ou incident n’a été enregistré dans cette compétition bien partie pour consacrer les vertus de la loyauté et de la concurrence saine. Le changement de cap, conforté par un consensus politique et le renforcement des bases du dialogue, se décline dans la quête d’une nouvelle gouvernance et l’émergence d’une élite politique réellement représentative de la volonté populaire et vouée constitutionnellement à un rôle majeur dans l’édification de l’Algérie des institutions crédibles et légitimes au service des citoyens et de leur droit au développement sacrifié sur l’autel du sectarisme, de la corruption et de la prédation générés par une oligarchie sans foi ni loi. Dans la nouvelle Constitution, la représentation démocratique est favorisée par la consolidation du rôle des partis politiques dans l’exercice de leurs activités sans aucune restriction, en-dehors de l’interdiction de la violence ou de la contrainte et l’obédience, sous quelque forme que ce soit, à des parties étrangères. Fondée sur l’alternance et la séparation des pouvoirs, la nouvelle ère démocratique se caractérise par le renforcement du rôle du Parlement à travers le contrôle de l’action gouvernementale et des prérogatives du Premier ministre ou du chef de gouvernement, dans le cas d’une majorité présidentielle ou parlementaire. En socle de la stabilité, la démocratie est le fondement de la nouvelle Algérie garante de l’Etat de droit et des libertés publiques. «Pas de stabilité sans démocratie», a martelé le président de l’Autorité nationale indépendante des élections, Mohamed Charfi. Dans quinze jours, le verdict des urnes sonnera
le temps du renouveau multidimensionnel.
Horizons