Des journalistes ambitionnent de devenir députés

De nombreux journalistes figurent sur les listes des candidats aux législatives. Tous plaident pour le projet d’édification d’une Algérie nouvelle.

La  majorité sont jeunes et ont déjà cumulé des années d’expérience. Après une longue carrière, ils ambitionnent de  franchir la porte de l’APN non pas pour couvrir des événements mais pour se retrouver en quelque sorte de l’autre côté de la barrière pour proposer des lois et en discuter d’autres. Tous prônent le changement.
Belkacem Adjadj, ex-rédacteur en chef du quotidien «El Bilad», inscrit sur une liste, «les compétences algériennes», estime «qu’il est temps que le journaliste ait sa place dans le processus de changement». «Nous avons tendance à critiquer certains partis et députés. Le journaliste doit aussi donner son avis et proposer des solutions aux problèmes que vit la société et donner un contenu au changement auquel aspire le peuple», poursuit-il. Adjadj se dit convaincu que le changement ne peut se faire sans les institutions de l’Etat. «Nous ne pouvons pas bâtir sur du néant. Nous sommes obligés de nous appuyer sur elles et imposer le changement vers une Algérie prospère  et sans corruption», proclame t-il.  Prônant le slogan «Notre crédibilité est dans nos œuvres», il reconnaît que la volonté du président de la République de  donner une chance aux jeunes compétences l’a beaucoup motivé. Adjadj, âgé de 43 ans, est consultant dans le développement humain. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en électronique, il travaille au site électronique «Algérie Tub». Pour sa campagne à Tipasa, il veut davantage privilégier le travail de  proximité que les meetings. Amel Lakel, âgée de 46 ans, est connue dans le monde de la presse pour ses couvertures dans le domaine politico-judiciaire et social. Pour éviter les tracas administratifs, Lakel, qui a une expérience de  plus de 20 années, a opté pour une liste du «Mouvement El Isalah». «J’ai préféré me présenter sous la coupe d’un parti structuré qui a des assises mais dont je ne suis pas militante», dit elle avant de préciser que c’est le parti qui a fait appel à elle. «J’ai hésité au début, mais après discussion j’ai vu que le parti a un caractère national. Ses principes s’inspirent de la déclaration du Premier novembre», confie t-elle. El Islah appartient à la mouvance islamique mais sans être radical», ajoute t-elle, qualifiant, au passage, son programme électoral  «d’ambitieux». Pour notre consœur, «la balle est dans le camp des citoyens. Celui qui veut le changement n’a qu’à aller voter». «C’est la seule manière pour que les compétences soient aux  commandes et contrecarrent les résidus de la Issaba et les coiffeuses», renchérit-elle. S’agissant du boycott, elle pense qu’il mène tout droit vers le vide car l’Algérie nouvelle doit être construite et protégée par tous». Samira Boudjelti, du journal El An, figure aussi sur la liste du parti El wassit Siyassi dirigé par Larouci Rouibat. Candidate dans la circonscription de Chéraga, la journaliste, âgée de 46 ans, se dit motivée par un programme qui, pour elle, «est riche, touche tous les secteurs et reflète surtout les attentes de la jeunesse». Agée de prés de 36 ans, Abla Aïssati, journaliste et militante du FLN, se présente à Alger. Mettant en avant la situation de la presse nationale, elle espère être parmi les heureux élus pour voir «la condition socioprofessionnelle de ses confrères  s’améliorer et les médias prospérer». Pour elle, «il n’y a pas mieux qu’un journaliste pour défendre les intérêts des citoyens car étant sur le terrain, il  connaît bien leurs préoccupations».
Wassila Ould Hamouda