Arezki Saïdani, directeur de la coopération à l’Enseignement supérieur : «La totalité des chercheurs bénéficiant d’une bourse sont revenus»

Le directeur de la coopération au ministère de l’Enseignement supérieur (MESRS), Arezki Saïdani, a indiqué que les 5.208 chercheurs ayant bénéficié d’une bourse pour la finalisation de leurs thèses finales à l’étranger durant la période allant de 2005 à 2020 sont revenus en totalité avec un taux de soutenance qui dépasse les 75%.

Le responsable qui intervenait sur les ondes de la Radio nationale Chaîne Ill, a en revanche, mis en garde les chercheurs qui ont bénéficié d’une bourse et qui n’ont pas soutenu leurs thèses qu’ils auront un délai jusqu’au mois de juin prochain, sans quoi, ils feront l’objet d’envoi d’un titre de perception pour le remboursement de l’ensemble  des frais de séjours de la formation. Pour ce qui est de la formation à courte durée, il annonce qu’avant la pandémie de la Covid-19, le ministère a envoyé 26.000 enseignants à l’étranger, mais après évaluation, une déduction négative a été enregistrée de ces formations d’une durée d’un mois. Évoquant les bourses à l’étranger attribuées chaque année aux étudiants, Arezki Saïdani a précisé que le ministère y a mis fin. En revanche, une plate-forme a été élaborée et où toutes les bourses offertes par les pays étrangers ont été répertoriées. Selon lui, cette plate-forme d’information sur les bourses à l’étranger est mise à la disposition des étudiants pour leur permettre d’en bénéficier mais à leurs frais. Evoquant le volet coopération, le responsable a souligné que l’université algérienne s’ouvre, de plus en plus, à l’étranger dans l’objectif de moderniser l’enseignement et développer la recherche. Selon lui, cette redynamisation de la coopération obéit à «la volonté du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a appelé l’Université à s’ouvrir aussi bien sur son environnement national qu’international», a fait rappeler Arezki Saïdani après avoir annoncé que plus de 75 accords internationaux ont été signés, notamment durant la pandémie.
Cette nouvelle orientation, permettra, selon lui, d’améliorer la qualité de la formation et sa pertinence pour que l’université algérienne puisse former des cadres qui disposent des compétences scientifiques, techniques et managériales, capables de s’insérer dans le secteur socio-économique et de s’adapter aux évolutions du marché du travail, «qui devient de plus en plus complexe». Il précise également que cette  orientation vise le renforcement de la recherche scientifique car, selon lui, «la recherche fondamentale, conjuguée à la recherche industrielle, constitue le vecteur essentiel pour promouvoir la recherche et trouver des solutions pratiques dans les domaines industriel, agricole ou autre». Concernant la coopération , le responsable  a indiqué  que plusieurs programmes ont été lancés, dont Afak avec l’Union européenne avec un budget de 10 millions d’euros pour développer les compétences d’entrepreneuriat des étudiants et un autre avec le Bureau international du travail, Tawdif 1et 2, qui vise la création d’un club de recherche pour l’emploi et mettre les outils d’orientation à profit.
M. Benkeddada