Association des consommateurs : «Il faut réguler le marché» 

La crise économique a sensiblement affecté l’activité commerciale. Dans les magasins d’alimentation générale et les marchés des fruits et légumes, aucun produit de consommation de base n’est épargné par la hausse des prix et, parfois, par la pénurie.

Les crises désormais cycliques touchent des produits essentiels comme l’huile de table, le lait conditionné en sachet et en boîte, la pomme de terre, la tomate, les œufs, le poulet de chair et autres.  Les consommateurs se plaignent de la hausse vertigineuse des prix.  Les commerçants justifient la hausse par l’inflation mais avouent que la pression fiscale y est pour beaucoup car ils avaient l’habitude de travailler sans factures.
Devant cette situation d’inflation, les consommateurs se rabattent sur les pâtes, la farine et la semoule. Les autres produits de consommation ne sont pas demandés car les augmentations ont oscillé entre 30% à 70% en quelques mois. La hausse affecte autant les ménages que les commerçants.  Des familles ont été contraintes de réduire les dépenses et les commerçants peinent à joindre les deux bouts.  Fadi Temmim, coordinateur national de l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (APOCE), plaide pour la régulation du marché national. « Les groupes d’intérêt sont les seuls bénéficiaires de cette situation car elle les arrange», assène-t-il.
Selon notre interlocuteur, la pomme de terre a atteint le seuil alarmant de 170 DA le kg. «Croyez-vous que c’est l’agriculteur qui fixe ce prix ? » s’interroge-t-il. «Il doit y avoir avant tout une loi qui punit et limite l’augmentation de la marge bénéficiaire pour lutter contre ceux qui monopolisent le marché et le marché parallèle pour assurer un meilleur contrôle des transactions commerciales», souligne-t-il, tout en recommandant de plafonner les marges bénéficiaires permettre aux commerçants de travailler dans un cadre légal et aux citoyens de s’approvisionner sans se ruiner.
Rym Harhoura