Association « Sanabil el Kheir » de Maghnia : Entre jeunes engagés et bienfaiteurs généreux

En cette saison hivernale, des associations multiplient les actions de solidarité et d’aide aux familles défavorisées, aux personnes sans abri et aux catégories fragiles de la société. Certaines de ces organisations locales font un travail remarquable en se positionnant comme un trait d’union entre ces gens en difficulté et des donateurs généreux qui n’hésitent pas à mettre la main à la poche.

Parmi ces associations, « Sanabil el  kheir » de la ville de Maghnia, dans la wilaya de Tlemcen, créée en 2016, active dans le domaine humanitaire et social. Très engagés auprès des familles pauvres, des orphelins et des femmes en difficulté, les membres de l’association sont au nombre de 60, en plus des volontaires qui prennent part à leurs activités.   Le chargé de la communication et de l’organisation, Mohamed Kharchoufi, qualifie son organisation de « trait d’union entre les donateurs et les personnes en difficulté ». « Nous activons sur le territoire de la ville de Maghnia, une ville frontalière qui souffre de plusieurs problème notamment le chômage. Notre mission est de porter aide et assistance aux familles démunies et aux sans-abri », a estimé notre interlocuteur.  Dans ce sens, il fait savoir que les activités de l’association se scindent en trois volets pour une efficacité et une organisation sans faille. « Il y a trois commissions, sociale, soutien des orphelins, et les actions d’entretien et propreté. Pour le premier aspect, il s’agit de distribuer des colis alimentaires aux familles et des repas chauds, vêtements et couvertures pour les sans-abri. Nous organisons deux sorties nocturnes chaque semaine et distribuons 400 repas chauds pour les personnes sans-abri. D’autres associations font de même les jours restants. Nous coordonnons ensemble pour couvrir toute la semaine », a-t-il soutenu. Interrogé sur la prévenance des fonds pour financer ces actions,  Kharchoufi a affirmé que des bouchers, des vendeurs de légumes et des grossistes des produits alimentaires collaborent étroitement avec l’association. «Ce sont nos fournisseurs attitrés. Les membres de l’association y prennent les produits nécessaires en quantités suffisantes. Par la suite, des bienfaiteurs règlent directement les commerçants chacun selon ses capacités financières. D’ailleurs, un homme d’affaires a carrément  payé 100 millions de centimes pour couvrir nos frais », explique-t-il.
S’agissant du soutien aux orphelins, Kharchoufi  relève la distribution de 420 couffins chaque mois. «Ces colis alimentaires contiennent les produits de première nécessité et d’hygiène. Nous essayons de les fournir d’une façon constante. En cette saison hivernale, nos efforts sont concentrés également sur la collecte de vêtements chauds et de la literie. Pour ses familles, nous nous chargeons quand c’est possible de payer les factures d’électricité, d’eau mais aussi le loyer. Nos actions sont tributaires des dons des bienfaiteurs qui sont fort heureusement nombreux et très généreux », fait-il observer.
Par ailleurs, il a insisté sur l’utilisation des réseaux sociaux et la préservation de la dignité de ces familles. « Sur notre page Facebook, nous documentons nos actions mais nous n’exposons pas les personnes en difficulté. Nous  communiquons avec les familles qui font leurs demandes concernant leurs besoins par téléphone et nous les transmettons aux bienfaiteurs qui n’hésitent pas à leur venir en aide. Depuis plus de 5 ans, ces derniers s’engagent personnellement à prendre chacun en charge une famille et font du bouche-à-oreille pour drainer plus de personnes charitables », a-t-il affirmé.
Enfin, Kharchoufi met l’accent sur les activités de l’association en faveur des malades notamment durant l’été qui  a connu une situation épidémiologique aigue due au coronavirus. « Nous avons collecté plus de 9 milliards de centimes en une semaine. Nous avons équipé l’hôpital de Maghnia en station d’oxygène, acheté 5 appareils d’hémodialyse. Actuellement, nous sommes en train d’acquérir le matériel nécessaire pour l’ouverture d’un service de rééducation au sein du même hôpital », conclut-il.
Karima Dehiles