Associations de consommateurs : La cherté dépasse tout entendement

Deux associations de consommateurs tirent la sonnette d’alarme et dénoncent vivement la cherté des produits de base. La Fédération algérienne des consommateurs (FAC) et  l’Organisation de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (APOCE) s’en indignent.

L’une et l’autre ont fait état, dans des  constats et lettres de réclamations,  de  hausses de  prix  des fruits et légumes et  de viandes qui  dépassent tout entendement. «Nous  avons enregistré aussi  des doléances  relatives à  la rareté de plusieurs produits, en premier lieu le lait.  Il y a une forte tension sur ce produit,  car  la demande augmente exceptionnellement durant le mois de Ramadhan», confie Mustapha Zebdi, président de l’APOCE.
Mohamed Toumi, directeur  au sein de la FAC évoque, pour sa part, d’autres produits absents des étals, citant entre autres l’huile et la semoule. «Tout le monde se plaint», assène-t-il.
«A Bouzaréah, le poivron a été vendu à 200 DA et la courgette 150 DA/kg.  La pomme de terre s’affiche entre 110 et 130 DA. Pourtant la production de Mostaganem est mise sur le marché, et  ce, légume n’est pas un produit de large consommation durant le  Ramadhan», ajoute-t-il.  «C’est hallucinant.  Rien ne justifie ces augmentations d’autant plus qu’il s’agit d’une production locale», lance t-il avant de plaider pour un renforcement  par les pouvoirs publics du contrôle et de la répression des fraudes.
Parlant des  viandes, Toumi  dira : «Il n’y a jamais eu des prix aussi exorbitants.»  «Nous avons l’habitude de surveiller le marché. Après  les deux premiers jours du Ramadhan, les prix commencent à baisser, mais cette année,  nous ne sommes pas dans cette tendance», renchérit-il.
Au sujet  du gaspillage, le président de l’APOCE déplore les attitudes de certains consommateurs. A l’en croire, malgré la sensibilisation, ce phénomène monte d’un cran durant ce mois de jeûne, marqué par la  surconsommation.
Wassila O. H.