Au cœur de nos régions : Dans les entrailles d’Oran

Notre correspondant à Oran s’intéresse dans cette page à  la situation de nombreux secteurs dans la ville et la périphérie  d’Oran  qui s’apprête à accueillir les jeux méditerranéens. Il ne pouvait pas ne pas en être question de cet événement sportif  dans son round –up. Mais El-Bahia  présente d’autres aspects  qu’il décrit dont  la détresse des hémophiles et l’hygiène publique. Parlant d’agriculture, il évoque l’alimentation d’’exploitations agricoles en énergie électrique et s’intéresse également  aussi au désordre du stationnement dans la cité balnéaire de Aïn el Turk. C’est en somme  un panorama   de la vie sociale et économique  qu’il nous offre à lire.

 
Agriculture : De l’électricité pour les exploitations 
Une dizaine d’exploitations agricoles réparties sur les communes de Gdyel et de Bousfer ont été raccordées au réseau électrique. Les agriculteurs, qui ont bénéficié de facilités, ont été raccordés sans condition de paiement à l’avance. Le but est de relier toutes les exploitations programmées au réseau d’électricité. Ces facilitations accordées par l’entreprise aux investisseurs dans le domaine agricole portent sur la suppression de l’obligation de payer à l’avance les frais de raccordement. Les opérations de raccordement des foyers au réseau public d’électricité rurale vont contribuer, dans une grande part, à la fixation des habitants des campagnes dans leurs régions et à l’amélioration de leurs conditions de vie, en leur permettant ainsi la relance du travail de la terre. Le volet de l’électrification rurale, un des facteurs vitaux pour la relance de l’agriculture, a été pris en charge par la direction des mines et de l’énergie ainsi que la Sonelgaz à travers des actions de terrain. Dans ce cadre, 41 exploitations agricoles réparties sur les communes de Misserghine, à Ain El Karma, Arzew et Oued Tlelat ont été raccordées au réseau électrique récemment, a ajouté le même communiqué. Au total, sur 700 dossiers reçus par la Direction des services agricoles (DSA) pour le raccordement à l’énergie électrique, la direction de la distribution d’Es-Sénia est arrivée à traiter quelque 474 dossiers, a fait savoir cette société, qui a ajouté qu’un programme d’installation de 285 kilomètres de réseau électrique est en cours. L’électricité occupe, sans conteste, une place de choix parmi les facteurs de développement et de progrès du monde contemporain. Malgré les investissements importants consacrés pour amener l’électricité partout où les besoins industriels, économiques et sociaux l’exigeaient, certaines localités souffrent encore de l’enclavement et de l’absence de raccordement à l’électrification rurale. Au niveau de ces zones d’habitations, le problème de l’irrigation des vergers se pose avec acuité à cause de l’absence de l’électrification agricole. Pour irriguer leurs champs, les agriculteurs utilisent des pompes à gasoil dans les puits et les forages. Les fellahs ne peuvent pas utiliser leurs pompes à mazout toute la journée. Ces derniers disent qu’ils sont prêts à payer et qu’ils ont effectué toutes les démarches administratives.
Amar Abbas
 
Université : Prochaine réalisation de 40 laboratoires de recherches
L’université d’Oran 1, Ahmed-Ben-Bella sera dotée, dans les prochains mois, d’un espace de recherche de 40 laboratoires, afin de permettre aux chercheurs et aux étudiants de développer leurs recherches dans des conditions idéales et avec tous les moyens nécessaires. Cet espace de recherche est situé au niveau du campus Mourad-Salim-Taleb (ex-IGMO), où les travaux sont en phase d’achèvement. Le projet est appelé à impulser le domaine de la recherche scientifique, qui fait partie de la stratégie du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qui mise sur ce volet afin de hisser le niveau de l’université algérienne aux plus hauts rangs mondialement. Une université qui est appelée à œuvrer pour préparer une élite capable de suivre le rythme de son époque, consciente des intérêts suprêmes de son pays et contribue efficacement au développement national et à la résolution des thématiques de la sécurité alimentaire, la sécurité sanitaire et la sécurité énergétique. Pour la wilaya d’Oran la recherche scientifique au niveau des universités Oran 1, Oran 2 et USTO des professeurs et scientifiques relèvent les défis imposés pour l’acquisition de la science et des connaissances, de la maîtrise de la technologie pour un avenir qui réalise les aspirations de l’Algérie pour le développement et la numérisation. L’université Ahmed-Ben-Bella est, rappelons-le, très dynamique dans l’animation et la publication d’analyses et d’études, ainsi que l’organisation de groupes de travail, de tables rondes, de conférences et d’ateliers de formation . Ce nouvel espace contribuera davantage au renforcement des capacités de recherche locales ainsi qu’à la promotion d’une nouvelle génération de chercheurs algériens sur la scène académique internationale.
A. A.
Arzew se prépare aux Jeux méditerranées : Une rallonge de 20 milliards pour des aménagements
La commune d’Arzew (40 km à l’est d’Oran) a bénéficié d’une enveloppe budgétaire supplémentaire de 20 milliards de centimes pour des travaux d’aménagement engagés dans le cadre des préparatifs de la 19e édition des Jeux méditerranéens-Oran 2022. Selon le P/APC, Belkheir. Cette manne financière sera consacrée à la concrétisation de plusieurs opérations d’aménagement, notamment des travaux de voirie, d’embellissement, d’éclairage public, entre autres. Il convient de noter qu’outre le centre-ville, d’importants travaux d’aménagement cibleront les axes menant aux salles de sport concernées par les compétitions.
L’année dernière, la commune d’Arzew avait consacré une enveloppe financière de l’ordre de 50 millions de dinars pour concrétiser des projets d’aménagement urbain visant à conférer une esthétique à la ville et améliorer le cadre de vie de la population, a-t-on appris auprès de cette collectivité locale. Plusieurs opérations ont été réalisées dans ce cadre, à savoir l’aménagement global de la cité chahid Mustapha-Ben Boulaïd comportant, entre autres, la réalisation de l’éclairage public et d’espaces verts, la rénovation des trottoirs, ainsi que la réalisation de certains réseaux dont ceux de l’alimentation en eau potable et d’assainissement.
A. A.
Aïn El Turk : Désordre dans le stationnement
E n dépit des efforts consentis par les responsables locaux pour tenter d’enjoliver le chef-lieu de la daïra d’Aïn El Turk et ce, afin d’accueillir dans un cadre agréable au séjour et au regard également la saison estivale et les Jeux méditerranéens, l’incivilité et sa fratrie galvaudent effrontément toutes les opérations inhérentes. L’installation de panneaux d’interdiction de stationner vise à tenter de bannir certaines infractions ayant été banalisées avec le temps et le laisser-faire, à l’exemple notamment de l’occupation des espaces publics. Cependant, des contrevenants invétérés a priori n’hésitent absolument pas à commettre allègrement leur transgression en rangeant leur véhicule, suprême ironie, en face de ces panneaux d’interdiction de stationnement. Ce constat a été relevé entre autres au niveau de la rue Harichi-Boumediene, qui longe partiellement le siège du tribunal d’Aïn El Turk où des automobilistes contrevenants n’ont pas hésité, en plus, à déplacer les grosses bornes installées par les agents de l’APC pour interdire l’accès au trottoir aux véhicules.
Cette infraction, commise toute honte bue et sans sourciller par le dénué de civisme, entrave lamentablement la circulation du piéton, qui est assez souvent dans l’obligation d’emprunter la chaussée à ses risques et périls. Toujours est-il que ces instructions, qui ont suscité l’approbation unanime de la population, ont permis de libérer certains espaces publics, qui étaient lamentablement squattés depuis des lustres. C’est le cas entre autres de la mythique esplanade du 1er-Novembre-1954, ayant abrita autrefois différentes manifestations culturelles, qui a été transformée fort malheureusement des années durant en parking sauvage, géré par des individus à la mine patibulaire, portant des gilets phosphorescents de couleur jaune et vert pistache. D’aucuns s’accordent à dire que « cette infraction, qui a pris des ampleurs démesurées, devrait être sévèrement réprimandée. C’est une sordide tache sur la cadre environnemental qu’il faudra effacer définitivement ». Un avis partagé à l’unanimité par les adeptes du parfait agencement du cadre de vie.
A. A.
Centre hospitalier-universitaire : La détresse des hémophiles
Plusieurs spécialistes qui ont participé récemment à une journée d’étude organisée au centre hospitalier universitaire (CHU) d’Oran  sur l’hémophilie ont déploré l’absence d’associations d’aide à ces malades au niveau de la wilaya d’Oran. Ces associations auraient un rôle important pour l’accompagnement psychologique et thérapeutique de ces malades. Ils ont également insisté sur l’importance de la prophylaxie pour traiter cette maladie. Le professeur Mohammed Medjahed, chef du service d’orthopédie et de traumatologie au niveau du CHU d’Oran, a mis l’accent sur l’importance de l’investissement dans l’éducation thérapeutique du patient et de son environnement familial qui est à même de sauver des vies en cas de crise quelconque et aussi permet d’éviter le passage par la chirurgie qui ajoute d’autres souffrances au patient et dont les coûts sont très importants. Pour sa part, le Pr Réda Messaoudi, spécialiste en hématologie, a présenté un exposé détaillé sur cette maladie indiquant que plus de 2.500 hémophiles sont recensés en Algérie, selon le registre national. Le professeur Mohamed Amin Moaden a lui aussi expliqué que le dépistage est primordial. Il a appelé dans ce cadre les médecins à ajouter les analyses sanguines nécessaires pour diagnostiquer cette pathologie dans les bilans de leurs patients. Parmi les participants à cette rencontre, le professeur Khaled Layadi, chef du service de réadaptation fonctionnelle au CHU d’Oran qui a pour sa part mis en avant l’importance vitale de l’éducation thérapeutique de l’hémophilie et de sa famille, en tant que la clé pour sauver sa vie en cas de crise quelconque et aussi lui éviter des complications au niveau des articulations qui engendre des handicaps. Il est à rappeler que L’hémophilie est un trouble hémorragique grave héréditaire qui se traduit par l’incapacité du sang à coaguler correctement, entraînant dans les cas graves un saignement incontrôlé, qui est soit spontané, soit lié à un traumatisme mineur. Bien qu’une personne atteinte d’hémophilie ne saigne pas plus ou plus vite qu’une personne non atteinte, elle saigne plus longtemps et les saignements récurrents peuvent entraîner une détérioration importante, notamment au niveau des articulations.
A. A.
Collectes des ordures ménagères : Une commission pour la révision du cahier des charges
Manifestement, les entreprises de nettoiement ont été vite entendues. En effet, le maire d’Oran, Amine Allouche, n’a pas trop tergiversé en répondant favorablement à la principale revendication contenue dans la plateforme revendicative des concessionnaires, à savoir la révision du cahier des charges. Par ailleurs, nous avons appris qu’une commission spéciale a été installée dans le but d’assurer une meilleure prise en charge du problème. La nouvelle entité devra être composée du chef de la daïra et du maire d’Oran, ainsi que des membres de l’Inspection générale de la wilaya d’Oran et des représentants des concessionnaires. Une clause essentielle devra être revue, entre autres, pour la bonne marche du programme de nettoiement et le ramassage des ordures ménagères de la commune d’Oran. La commission actuelle se penchera sur la révision de la clause du nouveau cahier des charges qui stipule que ces entreprises privées devront se pourvoir d’agents de nettoiement, et revenir au précédent procédé qui «habilite» la commune à mobiliser les travailleurs de la DHA en renfort dans les camions à bennes tasseuses. D’autre part, il y a lieu de rappeler que 74 concessionnaires ont été retenus et ont signé leurs contrats, pour entamer la collecte à travers les secteurs urbains. Il y a lieu de rappeler également que l’entrée en service de ces concessionnaires privés a été perturbée par une autre grève qui, cette fois, venait plutôt des travailleurs de la commune. Cela a fait que le problème du ramassage des déchets auquel étaient confrontés de nombreux quartiers de la ville s’est de plus en plus accentué. Aussi, dans le but de trouver une issue heureuse à cette crise, le service contentieux œuvre-t-il à traiter les dossiers en suspens de plusieurs années, remontant jusqu’à 2014- 2021, pour compléter les dossiers manquants et à régler les impayés à leurs propriétaires. Il conviendra de rappeler dans ce même contexte que le paiement des créances aux propriétaires privés de camions de bennes à ordures n’a été fait qu’à moitié et que la commune d’Oran a achevé le règlement des impayés pour juste quelques mois de l’année 2020 et s’attelle à apurer ceux de 2021.
A. A.
Hai El Yasmine : Ouverture de la route du marché
L’entreprise de promotion immobilière basée à El Yasmine, à laquelle il était reproché d’avoir enfreint les règles d’urbanisme, a finalement abdiqué à la mise en demeure qui lui avait été adressée par le service de voirie de la commune de Bir-El-Djir, pour le grief d’obstruction de la circulation piétonnière et routière.
En effet, la société en question a procédé à l’enlèvement du grillage métallique qu’elle avait installé sur la voie publique d’une façon anarchique en obstruant la circulation piétonnière et routière. Rappelons que cet état de fait a suscité le courroux des riverains, lesquels ont d’ailleurs pris attache avec le service municipal concerné au niveau de la commune de Bir El-Djir qui a sommé le promoteur immobilier de mettre fin à l’obstruction de la dite rue desservant le marché couvert du quartier El Yasmine. D’ailleurs, les riverains ont été soulagés du fait que leur rue ait été rouverte une nouvelle fois à la circulation routière et piétonnière, ce qui leur a permis de rallier leur marché couvert directement sans faire un long détour par cette promotion immobilière qui s’étale sur des dizaines de mètres et de surcroît dépourvue de brèches pour permettre aux personnes et aux véhicules de slalomer d’un îlot à l’autre se trouvant de l’autre côté. Actuellement, la dite rue est complètement «libérée», au grand bonheur des riverains et des usagers de la route. «C’est ça l’Etat de droit. Chaque citoyen devrait respecter la loi. Si chacun ferme sa route avec du grillage, ça sera l’anarchie. On se retrouvera vite fait dans une grande prison avec de vrais barreaux», a déclaré un voisin qui se dit soulagé après des années de «blocus» de cette rue. Il convient de noter que plusieurs cités connaissent le même phénomène d’obstruction de la voie publique par divers objets, notamment le grillage. Ce dépassement est constaté au niveau du groupement immobilier situé au niveau de la rue Hadri Khoussa Mohamed, district 050, îlot 0131 dans le périmètre du quartier Es-Sabah relevant de la commune de Sidi Chahmi dans lequel les habitants ont installé un treillis métallique, obligeant les usagers de la voie publique à faire un long détour afin de rejoindre leurs lieux d’habitations.
A. A.