Au-delà du sport : Une opportunité pour le tourisme

Le pari de l’édification des infrastructures sportives étant quasiment gagné, il est désormais temps, à quelques jours du rendez-vous méditerranéen, d’en relever un autre, celui d’assurer à ces Jeux la promotion qui leur sied.

Il est évident que des secteurs comme le tourisme, les transports, le bâtiment, l’urbanisme, les travaux publics ou l’environnement bénéficieront de retombées substantielles à travers l’organisation d’une telle manifestation sportive. Une occasion inouïe pour booster le tourisme international à Oran, ville qui regorge de nombreux atouts et de vestiges à explorer. La capitale de l’ouest algérien compte plusieurs établissements hôteliers de haut standing en mesure de répondre à la demande, et ces JM seront assurément une aubaine pour les professionnels du secteur.
«Une délégation des services du tourisme est venue dernièrement dans notre hôtel afin de s’enquérir des conditions liées à l’infrastructure, l’accueil, la qualité de service, l’hygiène et même en ce qui concerne la sécurité. On est très honoré d’avoir été sélectionné dans la catégorie d’hôtel de luxe et retenu pour les Jeux méditerranéens. Je peux vous assurer que notre établissement est prêt pour accueillir comme il se doit le flux de touristes qui viendront assister aux JM. On a même prévu un plan d’action à cet effet», affirme Boubacar Zayene, directeur général du groupe Liberté Hôtels Oran. De son côté, le complexe touristique des Andalouses a innové en lançant une promotion pour les amateurs de la voile, d’autant que cette station balnéaire, située à 25 km à l’ouest de la ville d’Oran, va accueillir les compétitions de cette discipline durant les JM.
Pour ce qui est de l’interface touristique, celle-là même qui façonne l’image de la ville de Sidi El-Houari, réputée pour ses nombreux vestiges historiques, la cérémonie d’ouverture des Jeux mettra certainement au-devant de la scène les sites mythiques, tels le fort Santa-Cruz portant la sculpture de la Vierge qu’abrite l’église Notre-Dame du Salut, le palais du Bey, le minaret de la Perle, la porte d’Espagne, les jardins de l’Étang, le Musée d’art moderne (Mamo), le Musée de la mer…, qui font partie des lieux emblématiques de la Radieuse. Côté environnement, la commune d’Oran entend mettre les bouchées doubles afin d’éliminer les points noirs et de recevoir ses visiteurs dans une cité propre et accueillante. La ville de Sidi El-Houari est appelée à vivre des moments intenses jamais vécus auparavant. Avec des moyens infrastructurels de dernière génération et le soutien indéfectible des pouvoirs publics décidés à faire de ce rassemblement une réussite totale à l’image de celui organisé à Alger en 1975, la capitale de l’ouest du pays se prépare à organiser une épreuve sportive qui fera date dans l’histoire des Jeux méditerranéens.
La population oranaise enthousiaste
Dans moins d’un mois, Oran va accueillir le plus grand rassemblement sportif du bassin méditerranéen. L’évènement est de taille, puisque c’est la première fois que la capitale de l’ouest algérien va abriter un rendez-vous d’une telle envergure.
De quoi susciter un réel engouement au sein de la population locale qui a hâte de vivre un moment historique que tout un chacun tient à immortaliser. D’ailleurs, la plupart des Oranais, rencontrés lors d’une virée au centre-ville, ont fait part de leur enthousiasme pour ces Jeux méditerranéens. Que ce soit dans la rue, les cafés, restaurants ou autres lieux publics, cette fête du sport fait beaucoup parler d’elle. «Oran n’a jamais abrité une telle manifestation. C’est vous dire qu’ici, on attend ces Jeux avec impatience. C’est un honneur pour nous les Oranais et pour notre ville d’accueillir tous ces touristes étrangers et se retrouver sous les projecteurs de tout le bassin méditerranéen», fait remarquer Kada, gérant d’une boutique de vêtements sportifs située en plein cœur de la Bastille, l’un des quartiers populaires de la ville.
Pour Mostefa, un employé dans les finances, croisé dans un café de la rue Ben M’hidi, «ces Jeux méditerranéens vont, j’en suis convaincu, apporter un plus et faire découvrir la ville d’Oran au monde entier. Voir tout ce beau monde arriver ici et tous ces athlètes de haut niveau se produire sous nos yeux est quelque chose de fantastique. J’ai vraiment hâte d’y être. Au moins, je pourrais me vanter, un jour, d’avoir assisté à un aussi grand événement que les JM».
Pour promouvoir et garantir la réussite de cette 19e édition des Jeux méditerranéens, le Comité d’organisation (COJM) a mis en place un comité de coordination avec la société civile chargé d’assurer «une participation effective» de la société civile d’Oran à cette joute sportive de grande envergure.
M. F.