Au fil des jours : Enigmes

Déguster sa chorba après une  journée de jeûne avec un petit récital musical, c’est mérité et ça aide drôlement à détendre l’atmosphère.

Malheureusement, cette année, même ce petit plaisir ne semble plus permis au nom de ne savons quelle étrange raison. La première qui nous vient à l’esprit est celle de l’équilibre régional au nom duquel, on puise le répertoire de chaque région pour diversifier cet espace musical. Donc hier, première énigme, pas de chaâbi, mais un chant religieux.
La suite du programme laisse un large espace à la publicité qui vante des médicaments en mesure de vous soigner de tous vos maux. La pub envahit le petit écran pas uniquement sur  les chaînes privées, puisque même les chaînes publiques s’y mettent. S’il est vrai que nous sommes loin aujourd’hui de l’ancêtre BCH, BCH, c’est à la longue lassant, bien que nous reconnaissons que la qualité y est, de beaux visages aussi. Alors regardons la publicité pour déguster cette fois du thé avec un bon kalbelouz à 100 DA la pièce.
Nous découvrons le premier épisode du feuilleton «Dar Ekdima». La première séquence  montre une femme en train de frapper à la porte d’une maison de La Casbah et personne ne semble pressé de lui répondre, ni de lui ouvrir. Ça dure, comme s’est éternisé le générique du début, quoique là, le téléspectateur s’est habitué et a intégré l’idée qu’il peut se lever prendre sa cigarette au balcon, passer au petit coin et même donner un coup de téléphone rapide à des connaissances, histoire de savoir s’il a des suites à la demande de la FAF, concernant notre équipe nationale.
La porte s’ouvre et la dame se plaint auprès de ses voisines. Et belote pour savoir pourquoi, elles ont mis tant de temps à ouvrir cette fameuse porte. Une discussion s’engage et cela parle de boulot et de rien. Des banalités.
C’est autour de «Yemma», 2e épisode de la saison 3, avec son énigme. Qui est donc cette femme qui est apparue à la fête de la fille du héros? Un fantôme ? Lui est convaincu qu’il s’agit de sa défunte femme. Sur les réseaux sociaux, l’étrange intrigue fait le buzz et les plaisanteries les plus farfelues pleuvent. Le débat est ouvert sur ce feuilleton qui parle de mafia avec l’implication de Russes et d’Américains. Heureusement que le feuilleton a été tourné avant la guerre en Ukraine. Qui sait, on aurait eu droit à un épisode qui parlerait de Marioupol, fils d’un des protagonistes de «Yemma», étudiant en Ukraine. Dommage !
Abdelkrim Tazaroute