Avis d’associations de jeunes «Un outil de changement» 

La représentation politique de la jeunesse se renforce avec l’installation du Conseil supérieur de la jeunesse. De nombreuses associations ne cachent pas leur satisfaction. Le président de l’association scientifique pour les jeunes talents «Ithran» de Tizi Ouzou et membre de l’Observatoire national de la société civile applaudit. Boualem Hadjer rappelle que Tebboune a toujours insisté, dans ses discours, sur l’importance de la gestion participative en matière de gestion des instances, d’élaboration des lois et de prise de décision. «J’ai toujours trouvé illogique que des personnes ayant dépassé un certain âge parlent des problèmes de jeunesse, prennent des décisions sans tenir compte del’avis des premiers concernés»,indique-t-il. «Certains responsables doivent comprendre que les besoins, les priorités et les mentalités ont changé», ajoute-t-il. En somme, inclure les jeunesest beaucoup mieux que de leur faire subir les effetsdes décisions prises en vase clos.Dans la wilaya de TiziOuzou, il relèveu n engouement des jeunes qui faisaient campagne pour siéger au sein du Conseil qui donne aussi, souligne-t-il, «l’occasion d’acquérir de l’expérience dans les plaidoyers, l’argumentation et la négociation».«Après une brève hésitation, les choses sont bien parties maisle travail du Conseil doit être évalué après une ou deux années», renchérit-il. Mohamed Tahouri, président de l’association «Ghuir» de protection de l’environnement et de reboisement et tourisme écologique de la wilaya de Béchar, parle d’un «nouveau pas vers la démocratie participative» et «d’une opportunité pour les jeunes de s’impliquer dans la vie politique». «Le Conseil offre l’occasion d’être les porte-voix au niveau local où les besoins sont différents d’une région à une autre».«Ce nouvel organe doit en tenir compte», assène-t-il.«Durant les années précédentes, regrette-t-il, on émettait des décisions standard sans prendre en considération les réalités du terrain.»
Soheila Boukhaloua, membre de l’association scientifique «Change Thyme» dans la wilaya de Touggourt, attend surtout des changements sur le terrain. Elle lance, à cet effet, un appel aux membres du Conseil pour«rester toujours à l’écoute des jeunes et de tout ce qui se passe à l’échelle locale». «Il faut tourner le dos aux discours, éviter les erreurs du passé etpasser à des actionsde proximité», insiste-t-elle. «Les membres du Conseil qui a tout de même un poids politique doivent être à la hauteur des espoirs de ceux qui les ont choisis»,lance-t-elle en conclusion.
 Samira Belabed