«Babour Louh» : La série de tous les maux

La série «Babour Louh» du réalisateur tunisien Nasreddine El Souhili  traite de la question de l’émigration clandestine, à travers des histoires et des situations sociales de plusieurs familles confrontées à de nombreux problèmes.

Dans un schéma dramatique logique, caractérisé par l’action et le suspense, cette série écrite par Faten El Chadhli, met en avant l’acteur algérien Abdelkader Djeriou, dans le rôle de «Hasni», un jeune père de famille qui fait face à l’injustice et à la marginalisation, et qui a perdu son meilleur ami «Mourad»,  interprété par Rabah Abdelkrim, un boxeur professionnel qui n’a pas été sélectionné dans l’équipe nationale. Déçu, il décide de partir par le biais de la «harga».
«Hasni », le personnage principal de la série, est commerçant dans un marché populaire, et dont la marchandise est souvent réquisitionnée par la police. Il  a du mal à subvenir aux besoins de sa petite famille, d’où les prises de tête avec sa femme, Sarah, interprétée par Yasmine Ammari. Le pire, lorsque le couple découvre que leur fille Aya  souffre d’un cancer. Le feuilleton raconte aussi l’histoire de Nasro, interprété par Mustapha Laribi, le frère aîné de Hasni. Lui aussi souffre de problèmes financiers, il est occupé, et sa femme, Djamila jouée par Samia Meziane, n’arrive pas à le gérer. D’autres histoires caractérisent la série, comme celle de Lyès joué par Mohammad Khassani qui aime El Ghalia, interprété par Souhila Mallem qui, pour sa part, a d’autres projets et ne voit en Lyes qu’un simple cousin sympathique. Nabiya, sa mère, est celle qui essaie à chaque fois de résoudre les problèmes de la famille. Babour Louh, qui a fait un retard de deux ans à cause de la situation pandémique, vient de faire son entrée dans la course du Ramadhan 2022, et connaît un grand succès et enregistre le plus grand taux de suivi, notamment sur le net. Dans l’ensemble, la série touche à plusieurs autres sujets typiquement algériens et puisés du vécu. Tout est authentique, le dialogue, la musique, l’habillement, et les quartiers de la belle ville d’Oran.
Rym Harhoura