BATIMATEC-2022 : La coopération algéro-italienne se consolide

La 24e édition du Salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics (Batimatec), qui se clôture ce jeudi au Palais des expositions(Alger), a été marquée, encore une fois, par une participation importante des opérateurs italiens, soit près de 80.

Ces derniers ont profité de la manifestation pour mettre en exergue la présence italienne en Algérie et sa performance, notamment dans le domaine minier. C’est ce qu’affirme Christan Zocca, responsable des ventes et représentant de l’entreprise Fraccaroli & Balzan, spécialisée dans les systèmes de recyclage des eaux industrielles.
«Nos machines offrent une haute technologie en matière de traitement de l’eau industrielle, particulièrement celle utilisée dans la transformation du marbre et du granit. Grâce à ces machines, l’eau introduite dans les usines de transformation des pierres est récupérable à hauteur de 98% et seulement 2% de résidus. Il s’agit d’un procédé écologique et économique, surtout que l’eau est une ressource très précieuse», précise Zocca.
L’entreprise a pu doter plusieurs industriels nationaux de cette technologie. «Notre produit est présent dans les usines du groupe Hasnaoui à Sidi Bel-Abbès, à Tamanrasset et à Djanet chez la société Nour», déclare-t-il.
Pour les partenaires italiens, le marché algérien est très stratégique et leur participation aux différentes manifestations économiques similaires est incontournable.
Selon Zocca, l’Algérie recèle d’énormes richesses dans le domaine des mines et un produit de qualité en matière de pierres décoratives. «Ce qui rend, renchérit-il, les opportunités de leur exploitation très intéressantes.» «L’Algérie est la porte de l’Afrique et de par son emplacement géographique, elle peut devenir un grand exportateur de marbre», fait-il observer.
Impulser l’activité minière
Chérif Benyoucef, secrétaire général de la Fédération algérienne des mines et des pierres industrielles, met l’accent sur la valorisation du produit national à l’étranger et la protection du label made in Algeria. C’est la démarche que la Fédération adopte en s’inspirant de l’expérience italienne dans ce domaine.
«La Fédération, fraîchement créée, se veut un accompagnateur des jeunes industriels activant à l’échelle nationale dans le domaine de l’exploitation des mines et de la pierre ornementale. Elle vise à relancer un secteur délaissé malgré les richesses existantes et à valoriser le produit algérien à l’étranger», explique-t-il.
Parmi les principales missions de la Fédération, figure la formation des jeunes dans divers métiers relatifs à l’activité minière en amont et en aval.
«Nous travaillons en étroite collaboration avec les Italiens, leaders dans le monde entier dans l’extraction et la transformation du marbre. Nous sommes en passe de conclure une convention dans le but de mettre sur pied une école dédiée à la formation des professionnels de cette activité», ajoute notre interlocuteur.
Le consortium des industriels des mines projette de prendre part à des expositions à l’étranger, notamment en Grèce, en Italie et en Turquie, en vue de faire connaître le produit national. Les perspectives de la coopération algéro-italienne dans le domaine de la pierre décorative sont prometteuses.
A. Mehdid