1ere journée des épreuves du BEM : «Abordables»

Ce lundi, c’est un jour particulier pour des milliers de candidats à l’examen du BEM et leurs parents. Une atmosphère fébrile a régné dans et autour des établissements aux quatre coins du pays. Une de nos journalistes fait parler notamment les candidats d’un centre d’examen à Cheraga, à Alger, et nos correspondants font le point sur le déroulement des épreuves dans différentes villes. Malgré les apparences, le BEM conserve toute sa valeur car il détermine le parcours scolaire de l’élève. Au-delà de ce premier écueil, la scolarité n’est plus obligatoire et garantie et beaucoup d’élèves prennent le chemin de la formation professionnelle ou retrouveront dans la rue. Un pédagogue rappelle l’importance du BEM. Des associations de parents d’élèves et des syndicats évoquent les conditions qui doivent entourer l’organisation des épreuves mais aussi l’espoir et l’angoisse des candidats et de leurs parents.

Le coup d’envoi du Brevet d’enseignement moyen (BEM) a été donné, hier, à Touggourt, par le ministre de l’Education nationale. Environ 740.000 candidats prennent part à une épreuve charnière qui s’achèvera le 8 juin. Elle comporte 9 matières en plus de la langue amazigh pour les candidats concernés.
Après une année de préparation, les collégiens sont appelés à «se triturer» les méninges pour réussir l’examen de fin de cycle. Cependant, l’admission à la première année secondaire est conditionnée par la moyenne annuelle et celle obtenue à l’examen du BEM. C’est dire l’importance du labeur et de la persévérance durant toute l’année.
Les examens de fin de cycle nécessitent  une préparation tout au long de l’année  pour assurer notamment un bon déroulement, d’autant plus que le protocole sanitaire de prévention de la Covid-19 est toujours de mise au sein des 2.800 centres d’examen.
Le ministre de l’Education nationale a  rassuré les candidats en affirmant que «les épreuves porteront sur les cours dispensés en présentiel». Il a appelé aussi à ne pas écouter les rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux. A ce sujet,
la tutelle sera intransigeante envers «les semeurs de troubles» et les adeptes de diffusion de faux sujets sur les réseaux sociaux, un phénomène qui perturbe les élèves, notamment sur le plan psychologique. Il vise aussi, selon les professionnels de l’éducation, à entacher la crédibilité de ces examens officiels et décisifs dans le parcours scolaire de l’élève.
C’est pour cette raison que les parents doivent, souligne le ministre, épauler leurs enfants durant ces épreuves, à travers des orientations et des conseils leur permettant de se concentrer le jour J et de réviser leurs cours dans le calme. Il a insisté, dans ce sens, sur les dispositions prises par la tutelle en vue de sécuriser les sujets d’examen et de contrecarrer toute tentative de fraude.
Par ailleurs, le ministère a mis en place les mesures essentielles pour assurer un bon  climat au profit des candidats à besoins spécifiques, de ceux qui sont hospitalisés ou se trouvant dans les centres de réadaptation. L’examen du BEM verra la candidature de 4.520 détenus, dont 74 filles, qui seront répartis sur 47 établissements pénitentiaires supervisés par l’Office national des examens et concours.
 Impliquée de très près dans ce type d’opérations, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a déjà mis en place son plan spécial de sécurisation des centres d’examen à l’échelle nationale.
«Afin d’assurer le bon déroulement de l’examen du BEM, la DGSN a mis en place un dispositif sécuritaire pour veiller à la sécurisation des centres d’examen», a indiqué le communiqué de la DGSN.
Ses services veillent au renforcement de la sécurité sur les lieux d’examens,  assurent l’escorte et la sécurisation du transport et de la distribution des sujets et le transfert des copies vers les centres de correction.
Aziza Mehdid