Benabderrahmane : «Pas de rupture avec les anciennes pratiques sans l’appui de médias forts et objectifs» 

Le Premier ministre, ministre des Finances,  Aïmene Benabderrahmane, a affirmé que la rupture avec les anciennes pratiques dont la corruption et la bureaucratie ne saurait s’opérer sans l’appui de médias forts et objectifs.

S’exprimant lors d’une Journée d’étude organisée à l’occasion de la célébration du 60e anniversaire de la création de l’agence Algérie Presse Service (APS), M. Benabderrahmane a indiqué que « tous les programmes et les mesures pratiques mis en place pour opérer la rupture avec les anciennes  pratiques de corruption et de bureaucratie ne sauraient suffire sans l’appui de médias forts et objectifs ».
« Outre ses apports en matière de critique constructive et positive, les médias contribuent, aussi, à la consolidation des développements positifs survenant dans les domaines politique et socio-économique, tout en jouant un rôle axial dans l’accompagnement des efforts des forces vives au service du pays et de son développement », a-t-il soutenu.
 Dans cette optique, le Premier ministre a rappelé que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune avait consacré, parmi ses 54 engagements, « un pan important à la question de développement des médias, notamment publics en vue de les hisser à un niveau leur permettant d’être un véritable acteur dans le processus d’édification et de développement de la société ».
Par ailleurs, il a mis en avant les « mesures prioritaires » dans le programme du Président Tebboune visant à rétablir « la confiance entre le citoyen et les institutions de l’Etat pour assurer son adhésion à la réussite des différentes politiques publiques initiées par ces institutions et orienter, ainsi, le comportement de la société de manière a garantir un climat propice à la réussite des différents ateliers de réforme qui exigent la contribution de tout un chacun ».
« Les différents médias sont devenus une arme de guerre »
Le Premier ministre a abordé, dans son allocution, « l’évolution rapide des médias, avec tous leurs instruments, et l’augmentation de leur degré d’impact au sein des sociétés dans tous les aspects de la vie, notamment sociale, culturelle, politique et économique, d’où l’impératif pour tout un chacun, quelle que soient nos orientations et nos idées, d’œuvrer à relever les défis importants qui nous attendent pour développer notre pays et défendre sa sécurité, son intégrité et sa stabilité ». M. Benabderrahmane a souligné, en outre, que « les médias et les outils de propagande constituaient une menace à la stabilité interne des pays, où les différents médias sont devenus une arme de guerre mise à la disposition de la nouvelle génération ainsi que l’outil le plus influent dans l’orientation des différents flux du commerce extérieur, des investissements directs étrangers (IDE), des capitaux, des technologies, des comportements et des fléaux sociaux ».
Par ailleurs, le Premier ministre a estimé que l’agence APS « était l’une des institutions médiatiques nationales les plus anciennes dont l’histoire est liée à des haltes importantes de la Glorieuse histoire de l’Algérie ». Affirmant le soutien de l’Etat aux efforts de développement de l’agence  APS, M. Benabderrahmane a fait état d' »instructions données pour la révision de ses statuts, qui datent de 1991, ainsi que leur actualisation pour être au diapason des mutations survenues sur la scène médiatique, outre l’élargissement de son champ d’intervention sur la scène médiatique, selon les normes internationales ».
« Nous aspirons à ce que l’agence soit forte grâce au professionnalisme de ses journalistes et à son administration moderne, en jouant un rôle pivot  sur la scène médiatique nationale. Elle est appelée à développer ses services pour s’adapter au programme de développement ambitieux initié par  le président de la République et consacré dans le Plan d’action du Gouvernement, et ce, en s’acquittant de sa mission de service public offrant une information fiable et de qualité », a-t-il soutenu.