Béni Abbès : La jeunesse se tapit

Les jeunes à Béni Abbès mènent une vie bien tranquille, peut-être même un peu trop tranquille. Il faut dire que le Sud est passionnant avec ses dunes et ses aventures aux couleurs des mille et une nuit, mais au bout d’un moment il y a comme un grain de sable qui dérange. On a beau se frotter les yeux et focaliser sur la beauté des paysages, rien n’y fait, ce petit grain se loge insidieusement et ne laisse plus tranquille.

Ce grain, infime, imperceptible mais aux conséquences bien visibles est communément appelé l’ennui, la lassitude ou encore le chômage. Des stades sont bien présents ça et là dans la ville mais ils ne suffisent pas à combler le vide immense en divertissements, en activités positives et de vie culturelle. Et même la maison de jeunes, tellement inutile faut-il croire, est devenue le siège d’une direction, ironiquement celle de la jeunesse de la wilaya. Les jeunes sont là. On les sent plein d’énergie et de bonne volonté, mais ils rôdent, ils tournent en rond, comme pris dans un manège maléfique. Qui les empêche de se secouer et de sortir de cette léthargie qui ne se limite pas à la sieste obligatoire due à la chaleur. Un abattement, un laisser-aller, envahit les jeunes. Pourtant, ce ne sont pas les opportunités d’investissement qui manquent. «Ici, tout est à faire», sont unanimes à dire les citoyens ! Et puis, les autorités, pleines de bonne foi, font tout pour aider les jeunes à débuter leur activité. Mais alors pourquoi donc restent-ils les bras croisés pour la plupart d’entre eux ? Et ce n’est même pas une question d’argent, d’après Djalil, un fonctionnaire, trentenaire, au niveau d’une direction régionale. Selon lui, et son avis est partagé par d’autres, dans le Sud, les jeunes ont peur d’investir leur argent dans des projets. Ils désirent tous la tranquillité et l’assurance d’un travail étatique ou attendent de voir les autres réussir dans leur entreprise avant de se lancer à leur tour.
Le miracle de la formation
Quand on fait un tour du côté de l’Institut national supérieur de formation professionnelle (INSFP) de Béni Abbès, des jeunes viennent balancer ce constat. Certes, d’après les chiffres de Ramdane Brahimi, le responsable des affaires pédagogiques et vice-directeur de l’Institut, les filières qui connaissent le plus de succès sont celles liées à l’administration. Que cela soit la comptabilité, la gestion ou l’archivage, ces filières sont les préférées et les plus demandées, «même si, dans certains cas, elles sont choisies pour imiter un ami ou par manque de connaissance des autres choix», relève-t-il. Créé en 2018 et pourvu d’une capacité d’hébergement de 120 lits, l’Institut dispose de toutes les conditions et équipements pour permettre une bonne formation, tant pratique que théorique, aux jeunes. D’ailleurs, notre interlocuteur se félicite de nous annoncer que, ces dernières années, les métiers liés au secteur de l’hôtellerie et du tourisme sont de plus en plus demandés par les jeunes. L’Institut, explique-t-il, propose des formations presque à la carte. Un registre est tenu par l’administration qui y note les demandes populaires des étudiants et propose ainsi par la suite les formations les plus demandées. C’est ainsi qu’ont récemment fait leur entrée les spécialités de marketing, gestion hôtelière et agence de voyages. Il y a même un hôtel au sein de l’Institut pour que les étudiants puissent mettre en pratique leurs nouvelles connaissances. Dans les salles, les élèves, femmes et hommes confondus, suivent religieusement les cours dispensés par les professeurs jeunes et enthousiastes. Sur le tableau, est-il noté de sourire, d’accueillir avec amabilité et les règles de l’hospitalité en milieu hôtelier. Ne voilà-t-il pas que les étudiants mettent tout de suite en pratique ces conseils en nous accueillant chaleureusement. Ces jeunes, plein d’ambition, désirent travailler dans le milieu du tourisme et de l’hôtellerie. L’avenir de la région, selon eux. Cet endroit réservé à la connaissance est immense et peut accueillir des centaines d’étudiants de plus. Hélas, il reste relativement vide par rapport au nombre de jeunes à se mouvoir à l’extérieur. Pour pallier cela, l’Institut organise des campagnes de communication visuelle et de sensibilisation pour attirer de nouveaux étudiants. Pour Brahimi, «il faut changer les idées reçues de la population et leur faire comprendre que le tourisme est la clé du futur». Ce pourquoi, des conseillers d’orientation tentent de déceler les potentialités et centres d’intérêt des jeunes pour les orienter vers les filières adéquates. Ainsi, la jeunesse à Béni Abbès dispose d’un outil formidable pour sublimer ses ambitions : l’Institut de formation professionnelle. Du côté des divertissements et de la vie culturelle par contre, un vide pesant se fait sentir et déteint sur l’énergie des jeunes qui se laissent aller au désarroi…
Réveil caféiné
Pas tous en tout cas…Au centre-ville, sous les arcades, dès 6 heures du matin, les narines frémissent à l’odeur du bon café. Souriant derrière son comptoir et présentant les multitudes de parfums et de grains de café à moudre, Abdenasser accueille ses clients. Ce jeune de 22 ans vient d’ouvrir son propre café, avec ses propres moyens et a voulu y ajouter sa touche personnelle. Le grain qui gênait sa vision au début est maintenant moulu et il y ajoute des saveurs caramélisées. Constatant que tous les cafés de Béni Abbès proposaient le même article, il a voulu se démarquer en proposant des cafés spéciaux. Café au caramel, au chocolat avec ou sans nuage de lait. Il laisse ainsi sa créativité parler dans les cafés qu’il sert. Serrés ou longs, tous les cafés connaissent leur clientèle et l’endroit ne désemplit pas de la journée. Il n’est pas allé à l’université mais a décidé de travailler directement au vu de la forte demande qu’il y a dans la ville. «Il y a du pain pour tout le monde, qu’on soit instruit ou pas», assure-t-il. Lui-même embauche déjà à mi-temps un autre jeune pour l’aider à servir les clients. Béni Abbès est donc la ville de tous les possibles pour qui veut bien y croire et se donner les moyens de réussir.
De nos envoyées spéciales : Sarra Chaoui et Louiza W.
 
Le wali Saâd Chenouf : «Nous visons en premier lieu l’investissement»
Saad Chenouf est le wali de la nouvelle wilaya de Béni Abbès. Dans cet entretien, il évoque les nombreuses potentialités de développement de la région. En phase avec les demandes et besoins de la population qui le décrit comme «quelqu’un de proche du citoyen», il répond aux points qu’ils ont soulevés dans un éclairage.
Pouvez-vous nous présenter la nouvelle wilaya de Béni Abbès ?
C’est une jeune wilaya qui a été promue au rang de wilaya par décision du président de la République le 21 février 2021, conformément et en application de la loi 19-12 qui a modifié la loi 84-09 relative à l’organisation territoriale du pays. Nous étions à 48 wilayas et nous sommes passés à 58 wilayas. C’est une décision qui vise à promouvoir ces régions et à rapprocher les habitants de l’administration. Nous avons certaines communes ou localités qui sont très lointaines du chef-lieu de l’ancienne wilaya. Par exemple, nous avions Leksabi qui était à plus de 400 kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Béchar. Talabela et Timoudi également. C’est un des objectifs du programme du président de la République de rapprocher la population de son administration et de promouvoir et mettre à niveau ces régions en matière de développement et dans tous les domaines.
Plusieurs directions sont déjà installées dans le centre-ville…
Dès notre installation le 5 mars 2021, nous avions comme mission essentielle de mettre en place l’ensemble des directions de la wilaya. Nous avons entamé cela et nous n’avons pas trouvé de sièges pour abriter ces directions. On a lancé alors une opération de réhabilitation des infrastructures existantes pour abriter provisoirement les directions. Dieu merci, à la date du 31 décembre 2021, nous sommes arrivés à réserver un siège provisoire pour chaque direction. Elles sont de l’ordre de 37 à former l’exécutif de notre jeune wilaya.
Comment se déroule la transition et la séparation de Béchar ?
Nous avons deux textes pour encadrer cela. Un décret qui parle du partage de l’actif et du passif et une instruction interministérielle qui explique les détails pour réaliser cette passation en douceur. Nous avons commencé par les secteurs. Chaque directeur doit prendre attache avec son collègue à Béchar, et nous avons installé, par instruction du ministre de l’Intérieur, une commission mixte présidée par les deux walis qui chapeautent cette opération. Nous avons terminé cette opération, il ne nous reste que quelques autres, financières celles-là. Comme vous le savez, l’exécution des budgets locaux se termine le 31 mars. A partir du 1er avril, nous commencerons à transférer ces dossiers. Concernant les grands dossiers où les projets de développement qui étaient gérés par Béchar, l’instruction parle de deux sortes de programmes. Les programmes qui ont dépassé 70% de taux d’avancement resteront gérés par la wilaya de Béchar, et ceux qui n’ont pas atteint ce taux physique d’avancement seront transférés vers notre wilaya et seront gérés par nos directeurs. Ces transferts concernent les programmes sectoriels, les programmes financés par le fonds spécial de développement des régions du sud et les programmes communaux de développement antérieurs à 2022. L’opération se passe bien, le document a été préparé par cette commission mixte, il a été signé par les deux walis et est au niveau de la direction générale du budget du ministère des Finances pour déglobaliser ce programme et prendre d’autres décisions. Des décisions à l’indicatif et de wilaya.
Vous venez de participer à la première session ordinaire de l’APW…
Nous avons fait passer deux ou trois dossiers dans le secteur de la santé. Ça a été discuté avec les membres de l’APW, et toutes les structures de la santé ont été visitées pour les voir de près. Nous avons discuté en toute clarté et transparence. Le seul problème que nous rencontrons est le manque de médecins spécialistes. La majorité des spécialistes qui travaillent dans nos infrastructures de santé le font dans le cadre de leur service civil. Ils passent l’année, puis repartent. Nous souffrons d’un véritable manque alors que nous leur avons réservé des logements tout équipé et tout le nécessaire à leur installation, mais nous attendons encore. Par rapport à l’année passée, cela va mieux. Nous avions cinq ou six spécialistes au niveau de l’EPH de Béni Abbés, et actuellement, nous en avons 19. Nous espérons qu’ils resteront. A l’EPH de Kerzaz, inauguré l’année passée, nous avons recruté 6 spécialistes. Il nous en manque encore beaucoup, mais nous avons détourné ce manque par l’organisation d’opérations de jumelage. Pour l’EPH de Béni Abbès, nous avons une opération de jumelage, deux à trois fois par an, avec des groupes de médecins qui viennent du CHU de Douéra, de toutes les spécialités. Ophtalmologie, cardiologie, gastrologie notamment. Ce sont les spécialités que nous n’avons pas ici. C’est la même situation pour Kerzaz. Nous avons signé une convention de parrainage avec le CHU d’Oran. Nous attendons sa concrétisation.
Peut-on dire que Béni Abbès est une wilaya à vocation agricole et touristique ?
Nous avons plusieurs domaines qui peuvent participer au développement de notre wilaya. Il s’agit en premier de l’agriculture, notamment à Talabela. Quand on parle d’agriculture, on parle de grandes superficies, alors qu’actuellement, nous avons des exploitations qui ne dépassent pas les 20 hectares, réservées aux petits agriculteurs. Nous visons à créer des périmètres pour des exploitations qui dépassent les 100,200, voire 300 hectares. En même temps, nous allons orienter les investisseurs potentiels vers la filière céréalière dont nous avons besoin surtout du blé. Nous sommes en étroite collaboration avec l’Agence nationale des ressources hydriques, car l’agriculture est liée étroitement à la disponibilité de la ressource en eau. Nous avons un vaste territoire, des terres fertiles, mais le problème dans certaines régions est le manque d’eau. Pour Béni Abbès et El Ouata, nous avons même un problème d’AEP qui connaît un grand déficit. Nous avons tracé un programme pour sécuriser la population de ces deux localités par la réalisation d’une batterie de forages à Tamtert. Nous pourrons ainsi, grâce à 5 forages, mobiliser un débit de 30 à 35 litres par seconde. Pour la solution à moyen terme, nous avons lancé une étude à Zghamra, située à 45 km du chef-lieu où il y a la ressource hydrique avec un débit plus ou moins important. Nous avons des forages avec un débit de 25-35 l/s, où nous avons lancé une étude pour les grands transferts pour acheminer cette ressource essentielle vers notre région. C’est une solution à moyen terme, car elle nécessite des études et des investissements qui vont coûter des sommes importantes. Concernant le tourisme, nous disposons d’un potentiel naturel et d’infrastructures mais qui n’arrivent pas à satisfaire la demande. Pour les hôtels, il y a deux établissements hôteliers, le Rym qui fait partie de la chaîne El Aurassi et qui a fait l’objet d’une réhabilitation, et un deuxième hôtel qui fait partie du patrimoine de la région. Il s’agit de l’hôtel Grand Erg, réalisé en 1929, qui connaît une situation difficile. C’est un hôtel étatique du domaine privé de l’Etat. Nous envisageons de le récupérer pour le réhabiliter ou le restaurer et le mettre en adjudication pour une meilleure exploitation et prise en charge. Un troisième hôtel est prévu bientôt. Il entre dans le cadre de l’investissement privé. C’est un investisseur privé, ancien opérateur touristique dans la région, qui a une agence de voyages à Alger. Son projet a connu un début de réalisation puis s’est arrêté pour des problèmes de financement. Mais actuellement, les travaux reprennent et connaissent une bonne cadence. Nous avons d’autres dossiers pour la création d’hôtels et d’investissement dans ce secteur. Ce sont des investisseurs nationaux et étrangers. Des Qataris veulent investir dans le tourisme et l’environnement. Ils envisagent la création d’une réserve naturelle et d’un village touristique avec un hôtel 5 étoiles, des bungalows et tout ce qui s’en suit. Le problème qui se pose actuellement pour étudier et statuer sur la demande, c’est que nous ne disposons pas d’un cadre juridique pour traiter ces dossiers. Nous attendons les textes qui régissent l’investissement privé, lesquels ne devraient pas tarder à paraître. Et nous entamerons juste après l’étudedes dossiers.
Le secteur minier n’est pas en reste…
Le troisième secteur prometteur pour la région est le secteur minier. Nous avons plusieurs richesses à travers toute la wilaya. Nous possédons le gisement le plus important de manganèse à Gettara qui dépend de Talabela. Il va faire l’objet d’une exploitation par une compagnie mixte en coopération avec les étrangers. Le manganèse est très important et essentiel pour la production de fer. Ce gisement travaille en étroite collaboration avec le gisement de fer de Gara Djebilet. C’est un projet structurant pour la région et l’Algérie. Nous avons également la barite, utilisée dans les forages de pétrole. C’est une matière qui était importée de l’étranger, mais maintenant, elle est exploitée au niveau de Talabala par une filiale de Sonatrach. Nous avons aussi l’argile utilisée dans la fabrication de la dalle de sol et faïence. Actuellement, nous avons un gisement qui est exploité par une société algérienne. Cette matière première était également importée auparavant. Nous avons deux autres demandes. L’Anem nous a saisis, car les dossiers étaient déposés à leur niveau et nous leur avons donné notre accord pour leur concrétisation.
Question transport, il existe une piste d’atterrissage qui pourrait être exploitée pour un nouvel aéroport…
Un aéroport répond à des normes et nous ne disposons pas de tour de contrôle. Il n’y a qu’une seule piste d’atterrissage et pour voir si cette piste peut être exploitée, nous avons demandé l’avis des experts de l’Entreprise nationale de navigation aérienne. Nous attendons d’avoir leur avis afin de savoir si nous pouvons la laisser comme piste ou quelle serait son utilisation. La population opte pour un aéroport, puisqu’il s’agit d’une région touristique. Mais pour réaliser un aérodrome, il faut beaucoup de moyens. Nous avons fait notre proposition au niveau du ministère et nous attendons son aval. Le chemin de fer pour le territoire de notre wilaya n’est pas encore programmé, mais nous le souhaitons. Un projet devrait relier Tindouf à Béchar, normalement il sera raccordé par Guétara à Talabela, car nous en avons fait la demande.
Le projet de la nouvelle ville au point kilométrique 15 est sur toutes les lèvres des citoyens…
Il s’agit d’une demande de la population et c’est l’extension future de la ville de Béni Abbes. La volonté est de se rapprocher de la Route nationale, mais nous ne pouvons pas le faire actuellement. Nous sommes tous pour ce projet de rallier la RN6, mais il n’y a pas encore d’étude finalisée. Nous avons commencé par l’étude en mobilisant les fonds nécessaires à son lancement. Nous avons commencé par le plan d’occupation du sol, après cela, nous entamerons les VRD nécessaires et nous commencerons à réaliser les projets. Que ce soit les équipements techniques ou les logements, mais nous ne pouvons pas précipiter les choses et commencer la réalisation de bâtiments et de constructions dans un une zone sans étude préalable. C’est un projet inclus dans notre programme à moyen et long terme pour aller vers la RN6 et créer un pôle urbain, puisque le chef-lieu commence à être saturé et à étouffer.
Cela permettra ainsi de préserver les nombreux ksour de la région…
Nous avons recensé tous les ksour et nous préparons un dossier technique que nous allons remettre à la ministre de la Culture et des Arts, en espérant que nous aurons les fonds nécessaires pour réhabiliter et restaurer ce patrimoine culturel de l’humanité. Nous envisageons même de le classer pour mieux le préserver et nous espérons que l’Etat y participe. Actuellement, nous n’avons pas, au niveau local, les moyens financiers nécessaires pour entamer cela. Nous sommes une jeune wilaya et nous avons un budget qui commence tout juste à être alloué.
Quels sont les projets qui vont être mis en application dans l’immédiat ?
Nous visons en premier lieu l’investissement. C’est la démarche du gouvernement qui vise à encourager les start-up et les PME. Nous avons créé deux mini-zones d’activité car les grandes n’ont pas réussi dans cette région. Leur superficie est de 5 hectares, l’une sera à BéniAbbès et l’autre à El Ouata. Nous avons lancé les études pour l’aménagement et nous allons les réaliser et les mettre àla disposition des jeunes porteurs de projets de la région. Nous allons les accompagner et leur faciliter toutes les démarches. Nous attendons uniquement les textes qui ne vont pas tarder à paraître pour connaître les procédures à engager etmettre à la disposition de nos jeunes investisseurs ces terrains. Ils varient de 200 à 700 mètres carrés pour des projets réalisables et qui peuvent être concrétisés. Ce sont des projets créateurs de richesse qui vont résorber un peu le chômage dans notre région. Ces zones sont situées près de la ville afin qu’il soit facile de les raccorder aux différents réseaux. Par le passé, nous avions créé des zones, mais éloignées que nous n’avons pas pu raccorder aux réseaux primaires et secondaires. Si d’autres demandes sont formulées dans d’autres régions de la wilaya, nous allons créer de nouvelles mini-zones, comme le veut la démarche du gouvernement.
Entretien réalisé par Sarra Chaoui