Bidonville de Sidi Chahmi (Oran) : 1.000 familles bientôt relogées

Les familles résidant dans le bidonville Sebkha de Sidi Chahmi seront relogées à partir du mois de mars 2022, a-t-on appris de sources proches de la wilaya. Ces familles bénéficieront de logements de type F3 au niveau du pôle urbain de Oued Tlélat, ont ajouté nos sources.

Les travaux des 1000 logements en question tirent à leur fin,  annonce-t-on à la wilaya. Ce quota est tiré d’un programme de 3.500 logements LPL dont 2.500, situés à Benfriha, sont réservés aux habitants de l’autre bidonville de Ras El Aïn. Selon les services de la wilaya, un quota social a été consacré aux familles du bidonville Sebkha dont les conditions de vie n’ont pas arrêté de faire le buzz sur les réseaux sociaux. La saison des pluies que craignaient les habitants de ce gigantesque baraquement, situé à même la sebkha, est vite arrivée et avec elle son lot de désagréments insupportables. La population avait, alors, assisté impuissante à la montée des eaux qui ont tout inondé sur leur passage, si bien que les habitants avaient passé leurs jours et leurs nuits à évacuer, avec des moyens dérisoires, les eaux pluviales qui avaient submergé leurs baraques. Ce bidonville est l’une des plus grandes concentrations de population au niveau de la wilaya.
A relever que ces derniers temps, les autorités locales ont réactivé le travail des commissions de daïra pour la distribution des logements sociaux qui sont achevés, à l’exemple de ceux d’Oran, de Gdyel, de Béthioua, d’Aïn El Bia, d’El Ançor et de Mefsoukh. La dynamique que connaît le secteur de l’habitat et la consistance des programmes confortent les responsables du secteur dans leur volonté d’éradiquer totalement l’habitat précaire au niveau de la capitale de l’Ouest. Il convient de rappeler qu’il existe à Oran quelque 155 bidonvilles. Si les responsables oranais sont décidés à en finir définitivement avec les bidonvilles et les constructions illicites qui ceinturent la ville et sa périphérie, il reste que les opérations de relogement ont, également, ouvert l’appétit à de nombreux citoyens qui n’arrêtent pas d’ériger de nouvelles baraques sur les emplacements de celles qui ont été rasées et leurs occupants relogés. Un vrai casse-tête pour les responsables locaux…
A. Abbas