Blida : L’impératif soutien au pôle industriel

Le pôle économique de la wilaya de Blida, composé en majorité de petites entreprises, connaît une expansion malgré les effets négatifs engendrés par la pandémie de la Covid-19. Rien que le Club des entrepreneurs et industriels de la Mitidja (CEIMI) compte, à lui seul, plus de 1.700 petites et moyennes entreprises activant dans plusieurs secteurs économiques.

Aujourd’hui, la machine est dégrippée et relancée tant bien que mal, après avoir connu un arrêt de plus d’une année suite aux effets de la crise sanitaire. Certaines entreprises ont du mal à se relancer, et ce, pour des raisons financières. Assurer les charges et les salaires des travailleurs alors que la machine est à l’arrêt durant plus d’une année, a été une saignée pour plusieurs entreprises, qui trouvent du mal à relancer leurs activités. Le soutien à ces petites entreprises en difficulté est impératif afin de leur éviter la fermeture. Selon Fethi Ammour, président du CEIMI, «plusieurs entreprises frôlent la faillite, notamment à cause des obstacles bureaucratiques d’ordre commercial et douanier. «Rien que le groupe de la Semoulerie industrielle de la Mitidja (SIM) a plus de 20 filières en arrêt à cause de cette instruction qui concerne l’utilisation du blé subventionné par l’Etat», explique Fethi Ammour, avant d’aborder les problèmes que rencontrent les entrepreneurs économiques au niveau des Douanes. «Ils peinent à faire entrer les pièces de rechange de leurs machines.
Des chaînes de production sont à l’arrêt uniquement à cause d’une pièce de rechange bloquée au niveau des Douanes», dénonce le représentant des entreprises adhérentes au CEIMI. Ce dernier note que l’aide de l’Etat aux entreprises qui souffert durant la période de la pandémie tarde à venir. «Les machines sont à l’arrêt et les travailleurs en chômage technique», fait remarquer Fethi Ammour. Il estime que la procédure de déposer un dossier chez le médiateur de la République pour que l’opérateur économique bénéficie éventuellement de l’aide de l’Etat est longue et décourageante à la fois, car, selon lui, l’opération exige une rapidité et flexibilité. «Il s’agit de relancer la machine et de reprendre la production et non un dossier d’investissement ou autres», explique Fethi Ammour qui insiste sur le soutien des entreprises économiques. Au niveau de l’exécutif de la wilaya, plusieurs réunions ont été récemment tenues par le wali de Blida sur le soutien des entreprises à l’arrêt pour des raisons techniques.
Aussi, des réunions ont été tenues pour évaluer les assiettes foncières récupérées. Sur ce point, des hommes d’affaires s’interrogent sur les critères de distribution du foncier industriel et demandent plus de transparence. Pour rappel, plus de 1.300 dossiers d’investissement attendent une réponse depuis des années. Le wali a déjà annoncé que Blida n’a plus de foncier industriel qui appartient à l’Etat, invitant les investisseurs à en chercher chez le privé. Une proposition qui n’a pas été appréciée par certains investisseurs et industriels et qui accueillent avec enthousiasme la décision du président Abdelmadjid Tebboune qui ordonné la création d’une instance chargée du foncier industriel où«ni le wali, ni le chef de daïra, ni le P/APC n’interviendra».
M. Benkeddada