Blida : Près de la moitié de l’eau se perd

La wilaya de Blida fait face à un  problème de perte de grandes quantités d’eau. Une situation due à la vétusté du réseau de distribution. Des pertes estimées à plus de plus 48% de la quantité d’eau distribuée chaque jour.

Le service d’entretien de l’Algérienne  des eaux semble incapable de faire face au nombre important de fuites à cause du  manque de moyens et  de  la bureaucratie  des services de l’APC, qui refusent souvent d’accorder des autorisations de réalisation de travaux d’entretien .
Certaines fuites datent de plusieurs mois, voir des années. C’est le cas au niveau du souk, en plein centre-ville, dans une vieille bâtisse. «Nous avons sollicité à plusieurs reprises l’Algérienne des eaux, mais sans résultat. Nous  avons tenté  de réparer la fuite, mais il fallait de grands moyens», confie le locataire d’un petit commerce de fruits et légumes, situé dans  la dite vieille bâtisse.
Quelques mètres plus loin, une  fuite d’eau  date depuis plus d’une année, jusqu’à abimer le bitume. Les besoins en eau potable de la wilaya de Blida sont estimés à plus de 120 000 m3/j. Des besoins qui augmentent jour dans une wilaya alimentée par plusieurs sources situées en majorité dans la montagne de Chréa. On en compte une quinzaine, notamment celles de Sidi Aïssa, Bouchemla, Aïn Romana, Chiffa ou Sidi El-Kebbir, dont le débit a nettement diminué. D’autres ont carrément tari et le  stress hydrique, qui persiste depuis plus de trois années, s’est répercuté sur le niveau de la nappe phréatique qui a dangereusement diminué.
Pour répondre à la demande de la population, la wilaya de Blida a réalisé  360 forages dont 45 cette  année. Le déficit hydrique, causé par la rareté de la pluviosité ces dernières années, est aggravé par les fuites d’eau.
M. Benkeddada