Bordj Badji mokhtar – Activité pastorale : Une vocation à promouvoir

La nouvelle wilaya du Bordj Badji Mokhtar est réputée pour son élevage. Son cheptel est pratiquement le plus important dans le sud du pays.

«Le cheptel camelin de la wilaya est de 40.730 têtes et l’ovin s’élève à 107.270 têtes, le caprin à 23.393 têtes et le bovin à 755 têtes», précise Abdelkader Bayoucef, représentant de la Direction des services agricoles à Bordj Badji Mokhtar. A l’en croire, ce cheptel, particulièrement en ce qui concerne le camelin et l’ovin, peut être revu à la hausse, dès lors que le bilan actuel n’est pas exhaustif. Une chose est sûre, les deux communes de Bordj Badji Mokhtar fournissent en bétail toutes les wilayas limitrophes, voire au-delà. Par commune, Bordj Badji Mokhtar dispose d’un cheptel constitué de 20.619 camelins, 49.437 ovins, 13.238 caprins et 289 bovins, alors qu’à Timiaouine, les services agricoles recensent 20.111 chameaux, 57.833 ovins, 14.155 caprins et 466 bovins. «On a recensé également 1.143 éleveurs à Bordj Badji Mokhtar et 739 autres à Timiaouine. Ce bilan ne reflète pas tout à fait la réalité et le travail se poursuit pour recenser les autres éleveurs, en majorité des nomades», dévoile Bayoucef. Ces dernières années, la wilaya a souffert de la sécheresse. Cette situation a impacté l’activité pastorale dont les parcours se font de plus en plus rares et éloignés. De facto, la demande en aliment de bétail a fortement augmenté. Pour l’année en cours, 10.000 q ont été distribués à des prix subventionnés. En tout, un volume de 23.000 q sera dispatché avant la fin de l’année. «La distribution se fait en coordination avec l’unité de la Coopérative des céréales et de légumes secs implantée à Bordj Badji Mokhtar depuis 2020», indique le même responsable. Pour Abidine Lahbab, président d’une association d’éleveurs, la sécheresse a durement impacté le cheptel. «Le taux de mortalité, que ce soit pour les camelins, les ovins ou les caprins, a fortement augmenté ces derniers temps», se désole-t-il. Et d’ajouter : «Nous espérons que cette année apportera de la pluie pour reverdir les parcours de la wilaya. Face à la situation actuelle, nous demandons aux autorités d’augmenter les rations d’aliment de bétail subventionné, une option pour limiter au maximum le sinistre de la mortalité de notre cheptel.» «Nous souhaitons également à ce que des forages supplémentaires soient réalisés à différents points des parcours existants et que des conventions soient signées avec les grossistes d’aliment de bétail pour l’acquérir à des prix raisonnables, car la quantité octroyée aux éleveurs via la CCLS n’est pas suffisante», souligne-t-il. «Nous demandons aussi à ce que le marché à bestiaux de Bordj Badji Mokhtar soit agrandi et que les projets de réalisation d’abattoirs soient concrétisés, car pour le moment, un seul est opérationnel», ajoute-t-il. Selon lui, la création d’une chambre d’agriculture à Bordj Badji Mokhtar est une priorité pour accompagner la filière. Auparavant, les agriculteurs et les éleveurs de Bordj Badji Mokhtar relevaient de la Chambre d’Adrar. «La Chambre de Bordj Badji Mokhtar sera créée prochainement», rassure, à ce propos, Abdelkader Bayoucef. «Depuis la promotion de Bordj Badji Mokhtar au rang de wilaya de plein exercice, nombre de problèmes ont été résolus, alors que par le passé, il fallait se déplacer jusqu’à Adrar, soit 800 km. Nous travaillons en étroite collaboration avec la DSA, dont les portes sont toujours ouvertes», conclut Abidine Lahbab.
A. L.

Lutte contre la spéculation : Saisie de plus de 99 tonnes de produits alimentaires
Dans le cadre de la lutte contre la spéculation, la répression des fraudes et le contrôle de la qualité, des brigades mixtes, constituées notamment des services de la Direction du commerce, des services de sécurité, il a été procédé, dans trois opérations distinctes, à la saisie de 66,5 tonnes de produits de première nécessité, 23 tonnes de farine et de semoule, alors que la troisième opération s’est soldée par la saisie de 10 tonnes de semoule et de farine. «En prévision du mois de Ramadhan dernier et en collaboration avec les opérateurs économiques de la wilaya, nous avons procédé à la distribution de 1.500 kits de produits alimentaires aux familles nécessiteuses de nos deux communes», informe, par ailleurs, Cheaïbi Bouzekri, directeur du commerce à Bordj Badji Mokhtar. «Pour la même occasion, nous avons organisé un marché de proximité ouvert 10 jours avant le début du mois de Ramadhan, et les prix pratiqués étaient raisonnables», ajoute-t-il.
 A. L.