Bordj Badji Mokhtar -Association caritative Kafel El Yatim : Une solidarité à toute épreuve  

A Bordj Badji Mokhtar, la solidarité n’est pas un vain mot. C’est une vertu pour laquelle ses enfants sacrifient leur temps et contribuent avec leur argent afin d’assister la veuve et l’orphelin, les personnes démunies et les gens de passage.

Parmi les associations qui œuvrent dans cette noble mission humaine, Kafel El Yatim en est l’exemple. Une association qui assiste au quotidien les veuves et les orphelins, qu’ils soient à El Bordj, à Timiaouine ou nomades. «Notre association a vu le jour en 2014. Nous disposons d’un bureau de wilaya et un autre dans la commune de Timiaouine. Outre les adhérents de l’association, nous comptons également des bénévoles qui nous sont d’un grand apport», présente Abbes Reggani, président de l’association. Rien qu’au niveau de la commune du chef-lieu de wilaya, Kafel El Yatim prend en charge le cas de 154 veuves, alors qu’à Timiaouine 50 et 10 dans la localité d’Abane Ramdhane. «Outre ces cas, nous sommes en train d’étudier d’autres dossiers, soit 80 à El Bordj et 30 à Timiaouine. En tout, nous essayons d’assister, selon nos moyens, 800 orphelins à travers la wilaya», révèle le même interlocuteur. Tout au long de l’année et particulièrement durant le mois de Ramadhan et lors des fêtes réligieuses, Kafel El Yatim distribue des kits alimentaires pour les veuves et des tenues aux orphelins. «C’est une contribution dont nous ne sommes généralement que des relais. Grâce aux dons de mécènes de la région et l’aide du bureau national de notre association, nous parvenons grâce à Dieu, à mener notre mission», tient-il à préciser. Le rôle de l’association ne se limite pas à ce seuil de solidarité. «Nous avons procédé à la restauration et la consolidation de trois maisons appartenant à des veuves et nous chargeons des adhérents et des bénévoles de l’association à réparer la plomberie et autres problèmes survenant dans les domiciles des veuves. Je ne vous cache pas que la tâche n’est pas du tout aisée tant nombreuses sont les maisons qui nécessitent des interventions», avoue un autre membre de l’association. «Nous assistons également quelque 200 malades chroniques dans leur suivi médical, particulièrement en les accompagnant à Alger, Tamanrasset, Blida ou Oran pour les besoins de leur prise en charge, tout en prenant part à des caravanes médicales qui sillonnent la wilaya», souligne l’infatigable El Alia Berkaoui, chargée du social et du volet du suivi médical à l’association. «Nous consacrons également des aides et un suivi de la scolarité des orphelins, que ce soit dans les écoles coraniques ou dans leur cursus», affirme un autre membre. Afin que la veuve soit autant que faire se peut financièrement à l’abri, l’association a lancé un projet intitulé «la veuve productrice». «C’est un concept simple, dont la finalité est d’offrir une opportunité aux veuves de s’insérer dans le monde du travail. A ce titre, l’association a acquis une tente traditionnelle qu’elle loue lors des festivités et occasions de célébration. Des veuves gèrent l’espace et exposent par la même occasion leurs produits», affirme Abbes Reggani. Et d’ajouter : «En collaboration avec la direction de l’action sociale et de la solidarité, des ateliers de couture réservés aux veuves ont été lancés. Elles bénéficient également de machines à coudre pour confectionner des habits chez elles». Kafel El Yatim ne rate, à en croire son président, aucune occasion pour privilégier le travail caritatif en réseau avec d’autres associations de la wilaya. «Ce local, qui fait office de notre bureau de wilaya, nous le louons chez un particulier. Notre vœu est que les pouvoirs publics nous octroie un local qui fera office également d’une maison pour les orphelins», espère Abbes Reggani.
 A. L.