Bordj Badji Mokhtar-Education : En finir avec la surcharge des classes

La carte scolaire de la wilaya de Bordj Badji Mokhtar accuse un déficit en termes de disponibilité suffisante de places pédagogiques. Un retard que la wilaya compte rattraper grâce à la réalisation de nouveaux équipements, d’autant plus que la question a été classée prioritaire par le ministère de tutelle et les autorités centrales en général. «La carte pédagogique de la wilaya compte 18 écoles primaires, soit 14 établissements dans la commune de Bordj Badji Mokhtar et le reste à Timiaouine. Trois CEM, respectivement deux à Bordj Badji Mokhtar et un à Timiaouine, ainsi qu’un seul lycée dans la ville du chef-lieu de wilaya», détaille M’hamed Mezzar, directeur de l’éducation nationale de la wilaya, installé le 24 février de l’année écoulée. Et d’ajouter : «Nous comptons 9.554 écoliers inscrits dans le cycle primaire, 2.638 élèves dans l’enseignement moyen et 678 lycéens. Concernant les enseignants, l’encadrement est constitué de 305 instituteurs, 126 enseignants dans le moyen et 50 dans l’enseignement secondaire.» Bien qu’il ait été procédé à la réception de deux nouvelles écoles primaires en septembre 2021 et l’on prévoit la réception d’une troisième à Timiaouine l’année prochaine, le problème de la surcharge des classes se pose toujours. «Il est des classes, notamment dans le primaire, qui dépassent les normes d’occupation moyenne. Pour y remédier, nous avons opté pour des cours par vagues pour chaque groupe. Cette initiative a porté ses fruits en attendant de régler le problème définitivement», promet le même responsable. Pour régler le problème dans un CEM qui compte 1.250 inscrits, une annexe a été ouverte dans un primaire afin de permettre à tous les collégiens de suivre leur scolarité dans de bonnes conditions. «Nous avons déjà émis des propositions consistant à réaliser un programme de groupements scolaires tous paliers confondus. Une chose est sûre, la volonté et la détermination des pouvoirs publics, que ce soit au niveau de la wilaya ou celui du ministère de tutelle, est plus que palpable et ceci se reflète par la disponibilité affichée à tous les niveaux», confie M’hamed Mezzar. En dépit du manque de moyens, le directeur de l’éducation de Bordj Badji Mokhtar a affirmé que la dispense des programmes est à jour et qu’aucune absence n’a été enregistrée dans les rangs des enseignants. Mieux encore, aucun problème de disponibilité de manuels scolaires n’a été signalé. «Grâce à ces performances, nous envisageons d’élever le taux de réussite au Bac de cette année à 70%, voire plus, au lieu des 26% de l’année écoulée. Idem pour le taux de passage à l’enseignement secondaire, on table sur un taux de réussite de 92%», s’enthousiasme-t-il. Et de conclure : «Pour résumer, nos objectifs s’articulent autour de quatre axes, à savoir juguler le problème de la surcharge, introduire le préscolaire, dont la première expérience est prévue l’année prochaine, créer des classes spéciales et titulariser des enseignants contractuels pour assurer une stabilité de notre encadrement.»
 A. L.