Bordj Badji mokhtar: La wilaya de tous les défis

La wilaya abrite une grande population nomade et dispose également de points de regroupements humains et villages ceinturant à des distances différentes Timiaouine et Bordj Badji Mokhtar, dont on peut citer In Guezzal, Tsameg, Qoden et M’chachent à Timiaouine, et Tagraout, Hadhadha, Inline et Abane Ramdane, relevant de la commune de Bordj Badji Mokhtar. Parmi ces regroupements des populations nomades, Abane Ramdane, située à 50 km du chef-lieu de wilaya, possède tous les atouts pour devenir une annexe de l’APC. Outre la langue arabe, la population de la wilaya parle le targui, une variante de tamazight. Géographiquement, la wilaya de Bordj Badji Mokhtar est délimitée au nord par Adrar, au sud et à l’ouest par le Mali et à l’est par Tamanrasset et In Guezzam. Historiquement, la région a connu une activité humaine depuis la préhistoire, et les gravures rupestres à Timiaouine attestent de la présence de l’homme et par extension d’une civilisation très ancienne. El Bordj a été également, de tout temps, la voie des caravanes et d’échanges commerciaux qui connectent le Sud et le Nord. Avant son appellation dès l’indépendance de Bordj Badji Mokhtar en hommage à ce martyr de la Révolution nationale, tombé au champ d’honneur en 1954, cette région était connue sous le nom d’Indaq, terre argileuse. Au cours de la Révolution et malgré son éloignement des zones urbaines connues de l’époque, les enfants de Bordj Badji Mokhtar ont contribué à la lutte contre l’envahisseur par tous les moyens dont ils disposaient. Concernant la nature du relief de la wilaya, il faut savoir que Bordj Badji Mokhtar fait partie du désert de Tanezrouft, marqué par une variation accentuée en termes de relief du Nord au Sud. A Timiaouine, située plus au Sud, elle recèle davantage de montagnes et d’oueds, tandis que la commune de Bordj Badji Mokhtar, implantée plus au Nord, est réputée pour ses plaines et dépressions sahariennes. Le point le plus culminant à Timiaouine est à 885 m d’altitude contre seulement 400 à Bordj Badji Mokhtar. La wilaya est réputée pour son climat saharien, sec durant la majeure partie de l’année et chaud en été, dont les températures peuvent atteindre les 45°C. Aussi, est-il enregistré des variations sensibles de températures entre la nuit et le jour, et ce, à cause de l’influence du climat tropical du Nord-Mali et de l’Ahaggar et celui de Tanezrouft. Pour ce qui est de la pluviométrie, la wilaya enregistre la presque totalité de ses pluies de juin à août, dont la plupart se déversent sporadiquement sur les hauteurs, avec un apport annuel moyen de 13,9 mm. Les précipitations enregistrées durant l’été forment des étangs et ressuscitent les rivières, généralement sèches le reste de l’année. Aussi, ces pluies font-elles revivre les parcours pastoraux. S’agissant des vents de sable, Bordj Badji Mokhtar y est exposé de mars à août. Toutefois, cette année, le climat semble plus clément que précédemment ; l’épisode le plus important des vents de sable n’est survenu qu’à l’entame de la troisième semaine du mois de mai.
A. L.