Campagne de vaccination dans le secteur de l’éducation : «Peu d’engouement», selon les syndicats

La campagne de vaccination dans le secteur de l’éducation «ne connaît pas d’engouement», compte tenu des «réticences» des travailleurs du secteur à l’égard du vaccin. C’est du moins ce que soutiennent des syndicats de l’éducation, à l’instar du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef),et de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef).

D’emblée, Boualem Amoura, président du Satef, relève qu’«il n’y a pas un engouement par rapport à la vaccination et il n’y a pas beaucoup de travailleurs qui se sont fait vacciner». Il soutient que «les travailleurs de l’éducation font partie de ces Algériens qui ont aussi les mêmes réserves et réticences à l’égard de la vaccination». A plus forte raison, détaille-t-il, «quand on voit que dans d’autres pays, des personnes ont reçu jusqu’à une quatrième dose et qu’ils ont contracté le virus». Relevant «un faible taux de contaminations actuellement au niveau du secteur de l’éducation», il fait observer qu’«il n’y a pas lieu de fermer toutes les écoles». De son avis, «il faut fermer uniquement là où il y a des foyers et des cas avérés». Aussi, selon Amoura, pour mener une bonne campagne de vaccination, il faut mettre de «grands moyens», précisant qu’il y a «30.000 établissement scolaires à l’échelle nationale».
De son côté, Sadek Dziri, de l’Unpef, reconnaît tout autant qu’«il n’y a pas un grand afflux des travailleurs de l’éducation pour la vaccination», au motif que «le vaccin suscite des craintes». De son avis, pour faire face aux réticences et aux peurs que suscite la vaccination, cela implique l’intervention de «spécialistes». Dans le même ordre d’idées, il considère que la relative décrue dans le taux des contaminations n’est pas de nature à encourager la vaccination : «Si on avait eu un pic de contaminations important, on aurait eu des files d’attente pour la vaccination, comme en été dernier.» S’appuyant, par ailleurs, sur des chiffres communiqués par le ministre du secteur, selon lesquels le taux de vaccination a atteint «les 34%», il estime qu’«il s’agit d’une avancée par rapport aux mois derniers où il n’y avait que 15% des travailleurs vaccinés». Dans la foulée, il ne manque pas de reconnaître que «seule la vaccination est à même d’assurer une immunité collective contre l’infection par laCovid-19».
Fatma-Zohra Hakem