campagne moisson-battage à Constantine : La Protection civile en état d’alerte

Les grandes chaleurs, l’état des équipements et la vigilance constituent les éléments essentiels auxquels doivent consacrer leur attention les agriculteurs, particulièrement ceux qui procèdent directement aux opérations de moisson-battage.

Ces conditions peuvent en grande partie contribuer à éviter les grands feux de récolte. Il y a quelques jours, dans la commune du Khroub, 144 ha ont été touchés par des incendies.
La Protection civile est en état de vigilance, voire carrément d’alerte permanent, comme ne cesse de l’expliquer à travers les ondes de la radio régionale S. Benherzallah, officier chargé de la communication. Selon lui, «un départ de feu est maîtrisable si la réaction est immédiate». «Il suffirait dans la minute qui suit un départ de feu d’une seule bouteille d’eau pour sa maîtrise, mais plusieurs camions si tel n’est pas le cas.»
Ces jours-ci, de grandes chaleurs qui rythment l’est du pays, notamment la wilaya de Constantine, où chaque jour est mise en garde sa population laquelle est invitée à ne se déplacer que pour d’impérieuses raisons ou en temps clément qui, souvent, ne dépasse deux ou trois heures par jour. Par ailleurs, le matériel, tracteurs et moissonneuses batteuses, doit être expertisé avant le début des opérations puis vérifié, et les fellahs doivent disposer de citernes d’eau mobiles. A cet effet, les responsables de la Protection civile et de la Conservation des forêts se sont énormément impliqués bien avant l’arrivée des grandes chaleurs et l’entame de la campagne moisson-battage via des communiqués, des caravanes itinérantes, des prospectus, portes ouvertes, etc.
Pourtant, le recours aux vieux équipements sinon aux moyens improvisés de faire face aux risques d’incendies persiste. De là à dire qu’il y a parfois intention délibérée, notamment parmi ceux dont les récoltes ont été autrement compromises, il y a un pas allègrement franchi par des personnes promptes à répandre la rumeur.
Ayant pris contact avec Abdelatif Benhamadi, un céréaliculteur performant, celui-ci nous a dit que la récolte de cette année est loin d’être à la hauteur des attentes de la majorité des agriculteurs, hormis ceux de la région d’Aïn Abid.
Abdelhamid Lemili