Candidats : Le stress monte d’un cran

Les élèves des paliers moyen et secondaire entament, comme des coureurs de fond, la dernière ligne droite. En effet, ils s’apprêtent à passer, la semaine prochaine, l’examen blanc du Brevet d’enseignement moyen (BEM) et celui du baccalauréat. Deux épreuves décisives et avec elles leur lot de stress qui gagne aussi bien les élèves que leurs parents.

A contrario, cette situation d’angoisse a été épargnée, cette année, aux élèves du palier primaire à la faveur de la suppression de l’examen de sixième. Un constat confirmé par les parents d’élèves contactés. Mère de famille, Salima semble, d’ores et déjà, gagnée par le trac qui s’empare de sa fille Rayane qui  passe le BEM cette année. Sa bête noire a toujours été les mathématiques. «Malgré la préparation, on stresse, ma fille enregistre des lacunes en maths. Je ne vous le cache pas, j’ai peur pour elle surtout qu’il s’agit d’une matière essentielle», confie-t-elle.
Cependant, comme beaucoup de parents, elle essaie de dissimuler son angoisse et d’accompagner, durant cette période délicate, sa fille en l’encourageant à aller de l’avant et se concentrer sur ses révisions. Sa cousine Lina gère mieux son stress et tâche de s’organiser pour une bonne préparation et un équilibre entre les différentes matières. Les deux collégiennes révisent ensemble depuis un bout de temps et passent le plus clair de leur temps, après les heures de l’école, à s’exercer davantage. Lina qui a une base solide en maths ne lésine pas sur les efforts en s’efforçant de simplifier les cours à sa cousine. Leur temps de révision partagé sont également des moments de réconfort mutuel, témoigne Salima.
Et si les deux collégiennes s’en sortent avec la révision, l’angoisse que suscite cette dernière chez les candidats au baccalauréat demeure difficile à surmonter. C’est le cas de Loukmane qui semble être pris par une peur inconsolable. Sa mère souligne qu’il a la phobie des examens depuis son jeune âge et que son stress ne cesse d’augmenter au fil des semaines. «Il suit, certes, des cours de soutien selon une cadence plus accélérée et fait preuve d’assiduité, mais cela n’a pas freiné le sentiment d’angoisse qui s’empare de lui et qui s’accentue à l’approche des examens», déclare-t-elle. La mère essaie de relativiser pour atténuer la crainte de son fils et lui conseille de s’initier à ce genre d’examens avec ses enseignants dispensant les cours de soutien.
Quant aux élèves de la cinquième année primaire, ils se la coulent douce, puisque il n’y a plus d’examen de fin de cycle. Salah Eddine, qui a bûché les deux premiers trimestres et se préparait pour l’examen de la sixième, s’est complètement relâché après l’annonce officielle de la suppression de cet examen qui le faisait trembler.
«Au début de l’année, il a très bien travaillé et a obtenu d’excellentes moyennes, mais depuis qu’il a su qu’il n’est plus assujetti à l’examen de sixième, il devient de plus en plus insoucieux, alors qu’on est à quelques jours des compositions. Du coup, je suis obligée de faire le gendarme pour qu’il s’y mette», confie sa mère.
A. Mehdid