Célébration de la Journée mondiale de la paralysie cérébrale : L’Algérie abrite le premier forum national des IMC

L’association El Amel pour infirmité motrice cérébrale organise, en commémoration de la Journée internationale de l’IMC, le premier forum national sur «Les enfants IMC en Algérie : problèmes et perspectives», qui se tiendra à Tizi Ouzou les 7 et 8 octobre.

Plusieurs médecins spécialistes en orthopédie, obstétrique, psychiatre, orthopédiste et des juristes y participent. Cette démarche intervient dans le but de mettre la lumière sur les personnes atteintes, leurs besoins particuliers, et le parcours d’un enfant infirme moteur cérébral. Selon le président de l’association, Ahmed Mokaddam,  les IMC ont besoin d’une prise en charge particulière pour leur développement et épanouissement dans la vie quotidienne, familiale et professionnelle. «Des soins adéquats s’imposent pour améliorer la qualité de vie des personnes IMC, et leur permettre de participer au processus de développement social et économique», note le même responsable. «Un enfant infirme moteur cérébral peut avoir une supériorité mentale, un talent créatif comme il peut avoir une déficience visuelle à ses différents niveaux», explique-t-il.
En organisant ce forum, l’association veut atteindre ses objectifs, comme l’échange d’expériences entre médecins spécialisés dans la paralysie cérébrale, fournir une vision claire sur la prise en charge globale de cette catégorie, engager des débats sur tout ce qui est relatif à la recherche scientifique sur la paralysie cérébrale, et mettre au point une stratégie claire, sur les interventions au profit de cette catégorie et promouvoir des mesures efficaces pour la réadaptation des personnes aux besoins spécifiques, en particulier la paralysie cérébrale.
La problématique du forum, note le président de l’association, tourne autour de plusieurs thèmes importants, dont «le handicap mental à ses différents niveaux»,
«le handicap audio-verbal et linguistique», «le retard scolaire et la lenteur de l’apprentissage», «les troubles physiques particuliers et troubles de santé», «les difficultés», et «troubles d’apprentissage et de comportement émotionnels».
«Pour qu’un enfant IMC puisse atteindre le niveau d’un enfant normal, cela nécessite des processus de réadaptation spéciaux, des programmes et des plans stratégiques, ainsi que des méthodes de traitement et d’enseignement qui doivent être confirmés», précise Ahmed Mokaddam.
Pour le spécialiste, une prise en charge précoce doit notamment être renforcée au niveau des maternités, où des nourrissons sont atteints d’infirmité motrice cérébrale (IMC) pendant l’accouchement. Et pour réduire les incapacités causées par l’IMC, il plaide pour l’amélioration de la prise en charge des femmes enceintes, par des spécialistes en gynécologie-obstétrique et des pédiatres.
Rym Harhoura