Céréaliculture à Birine : Des structures de stockage en perspective

La commune de Birine s’érige, peu à peu, en pôle agricole à travers l’élargissement de l’activité agricole à de nouvelles filières, telles que l’arboriculture et l’oléiculture, outre la céréaliculture. Une tradition bien ancestrale jalousement perpétuée par les agriculteurs. Les autorités locales, elles, sont décidées à la préserver avec l’ambition de la révolutionner à travers, entre autres, la réalisation d’un centre de collecte et de stockage des céréales.

«Grâce à la volonté de ses enfants et de ses agriculteurs, la commune de Birine a pu accéder à de nouvelles filières agricoles, à l’image de l’oléiculture, l’arboriculture et l’élevage, toutes espèces confondues, outre les cultures classiques, dont la céréaliculture», indique le président de l’Assemblée populaire communale de Birine, Abdelghani Bensedira. Ainsi, elle s’érige, depuis une décennie, en pôle agricole non négligeable.
Le P/APC de Birine affirme que la région a été frappée, ces dernières années, par une sècheresse sévère, n’étaient les précipitations enregistrées en mars passé. «Ces pluies ont été une lueur d’espoir pour nos agriculteurs et les cultures ont repris leur cycle de croissance. Sachant que Birine compte une superficie irriguée estimée à 1.000 ha, outre l’agriculture pluviale», fait-il remarquer. Concernant la campagne moisson-battage 2022, Birine a enregistré, durant la première douzaine, une production de 6.442 q de blé dur, 32 q de blé tendre et 5.579 q d’orge. Des chiffres importants, estime Bensedira, prévoyant une production totale en céréaliculture de 80.000 q, soit plus de 30% de la production en la matière dans la wilaya de Djelfa. Le P/APC souligne la volonté de l’Etat quant à la relance de cette filière stratégique, tablant sur l’augmentation de la production à travers l’accompagnement des 140 céréaliculteurs recensés à Birine.
Cependant, le même responsable évoque le manque de docks-silos au niveau de toute la daïra. Un sérieux problème susceptible, craint-il, de freiner l’essor de la céréaliculture. «Le manque de structures de stockage décourage les agriculteurs. Certains d’entre eux sont contraints de parcourir, aller-retour, un trajet de 140 km, alors que d’autres s’orientent vers d’autres wilayas pour la livraison de la moisson destinée à la collecte. Aussi, ce problème pourrait ouvrir une brèche pour la vente de la production sur le marché parallèle», regrette-t-il. Bensedira lance un appel en vue de prendre en charge les principales préoccupations des agriculteurs. Il cite l’habitat rural, l’ouverture des routes dans les zones rurales, l’autorisation de réalisation des forages, sans oublier, insiste-t-il, la réalisation des structures de stockage des céréales.
En revanche, le chef de daïra de Birine, Hassene Belaâssila et le  P/APC Abdelghani Bensedira voient que les mesures immédiates prises par le wali de Djelfa, Ammar Ali Bensaad, ont sauvé la campagne moisson-battage de cette année. Sans pour autant perdre de vue, appuient-ils, la solution définitive, à savoir la réalisation d’un centre de collecte et de stockage des céréales, dont l’opération de choix de terrain est en cours au niveau de Birine.
A. M.