Chanson Chaouie : Bouzaher et El Guelmi honorés à Alger

Les deux maîtres de la Chanson Chaouie Cheikh Abdelhamid Bouzaher et Kamel El Guelmi ont été honorés  mercredi dernier par l’association du 3e millénaire.

C’est dans une ambiance de fête que s’est déroulé l’hommage rendu par l’association du 3e millénaire aux deux grands maitres de la chanson Chaouie à la salle Mahieddine Bachtarzi à Alger. Alors que les deux invités d’honneur sont installés à gauche de la scène et après une ouverture par quelques chansons Chaâbi, place est vite donnée au jeune Reda Chaoui qui a choisi d’ouvrir son passage par Ekker Dennouguir, l’un des plus grands succès du plus grand maitre de la chanson Chaouie, Aissa El Djermouni. Malgré la fatigue et l’âge, Cheikh Bouzaher ne pourra pas se retenir et répondra à l’invitation du jeune chanteur pour le rejoindre au micro. Les deux voix s’entremêlent pour nous rappeler la voix si forte d’El Djermouni qui, faut –il le rappeler avait été le premier chanteur arabe et africain à être l’invité de la salle Olympia à Paris. A travers son passage sur scène, RedaChaoui qui a montré tout son respect aux deux maîtres Bouzaher et El Guelmi, a vite conquis le public qui fut étonné par se grandes capacités vocales. Le chanteur a prouvé que la chanson traditionnelle a toujours son public et il est toujours possible d’être au devant de la scène en chantant dans le pur style d’El Djermouni. Pour que cet hommage reste dans les mémoires, l’association que dirige l’artiste Sid Ali Bellahcene a frappés fort en invitant de brillants chanteurs pour animer la soirée. C’est ainsi que Abdelaziz fit son entrés sur la grande scène du TNA. Bien applaudi par le public, il rendra un hommage aux deux maîtres en commençant par l’Istikhbar de la célèbre chanson Ayn El Kerma qu’il fera suivre par Ana qedKene Li Hebib dans le style Hidjazi. Il continuera avec les succès du Malouf avec Billeh Ya Hamami et Âachig Memhoune puis n’attendra pas pour mettre de l’ambiance dans la salle ou femmes, jeunes filles et  garçons n’hésiteront pas à danser sur le rythme de Rani Nhebbek Ya Sara. Le tour sera donné à la star timide de la chanson kabyle Boualem Chaker. La vedette qui n’est invitée que très rarement à se produire sur les scènes et à la télévision a prouvé à cette occasion, qu’elle n’a rien perdu de ses qualités artistiques notamment sa voix douce. Chaker interprétera d’abord son ancien succès Ya Babor et malgré sa timidité, il ira se placer entre les deux invités pour les saluer de près tout en continuant à chanter. Il n’oubliera pas de chanter l’autre tube Avava, une chanson qu’il avait écrite lui-même en hommage à son père. Durant tout le passage de Boualem Chaker, le public n’a pas cessé d’applaudir l’ancienne star et à danser. L’autre surprise de la soirée est l’entrée sur scène dans une très jolie robe noire avec des panneaux fleuris en rouge est la grande Bariza Staifia. L’ancienne chanteuse qui a gardé sa jeunesse et son dynamisme a pris tout sont temps pour rendre hommage aux deux grands maitres de la chanson Chaouie Bouzaher et El Guelmi. Ayant constaté le souhait du public de ce mercredi  qui voulait danser, elle reprendra les chansons les plus rythmées de son répertoire et celui de la chanson setifienne. A travers des chansons telles que Lali Lali, Chech Khater Chech et Sob Errachrache, elle nous rappellera de très grandes chanteuses des années 1970- 1980 notamment Theldja et la défunte Chebba Fadhila.
Les doyens
Pour continuer dans la bonne ambiance, le tour est donné à Salim Chaoui. Après un mot destiné aux hôtes de l’association du 3e millénaire, le chanteur n’a pas cessé de nous étonner durant tout son passage sur la scène qu’il a su occuper par sa présence artistique, sa tenue et ses déplacements en lisant quelques vers. L’artiste a mis la scène et la salle en feu par sa voix à la fois chaude et forte et ses rythmes saccadés très bien suivis par l’orchestre composé de chevronnés. Durant le passage de Samir Chaoui, on a risqué de le composer tantôt à Mick Jagger, tantôt à James Brown mais, heureusement, à s’est ressaisi car en face de nous, il y avait un chanteur ayant son propre style, sa propre voix sa propre façon de s’habiller, sa propre façon de se déplacer sur scène : Il s’appelle Salim Chaoui, un artiste complet quia déjà sa place parmi les stars d’ici et d’ailleurs. Comme le veut la tradition, la soirée organisée par l’association du 3e millénaire avec l’appui de l’ONDA et du TNA s’est terminée par le cérémonie de remise du Burnous d’honneur aux deux maitres de la chanson Chaouie Cheikh Abdelhamid Bouzaher et Cheikh Kamel El Guelmi. Les deux Cheikhs sont considérés comme les doyens de la chanson Chaouie.
Bari Stambouli