Cherté de la billetterie : Les agences de voyages peinent à tracer leur programme

Les agences de voyages sont dans la tourmente.  Elles peinent à satisfaire la forte demande. Elles sont face à plusieurs contraintes, à commencer  par la hausse vertigineuse des tarifs du transport aérien. Selon le président de la Fédération nationale  des associations des agences de tourisme et de voyages (Fnat), Hassen  Kaddache,  les prix des billets ont pratiquement doublé, notamment ceux des compagnies étrangères.

Les prix du pavillon national Air Algérie sont, selon lui,  plus cléments, même s’ils ont connu eux aussi des augmentations. «Les prix des billets sont excessivement chers. Le pavillon national pratique des  tarifs plus bas par rapport aux autres  compagnies», explique-t-il. A titre d’indication, le président de la Fnat fait savoir que le billet Alger-Istanbul, proposé avant la crise sanitaire de la Covid-19, entre 45 et 50.000   DA,  est passé à 250 000 DA. «C’est vraiment un handicap.  C’est le prix qu’une famille de 5 personnes déboursait auparavant. Actuellement, c’est le prix d’un billet et celui d’un package complet. Avant, pour 7 nuitées dans un hôtel 4 étoiles à Istanbul, le  package était proposé entre 180 et 200.000 DA», relève-t-il, ajoutant que la tendance  tarifaire de  l’hébergement est, elle aussi,  en hausse. Idem pour le domestique  dont la demande est 4 fois supérieure à l’offre.
Kaddache  fait savoir que les agences de voyages attendent le lancement du programme des vols prévu durant cette saison estivale pour pouvoir se fixer et  mettre en place leur planning. «Actuellement, nous n’avons pas de visibilité.  Nous ne pouvons pas pour l’instant programmer quoi que ce soit, parce qu’il n’y pas assez de vols», indique-t-il.  Il espère, cependant,  que celui-ci sera mis en exécution le plus tôt possible. Selon lui,  une hausse du nombre de dessertes aériennes fera baisser automatiquement les tarifs. Pour ce qui est du maritime, l’offre reste insuffisante, selon lui.   L’autre contrainte mentionnée par le président de  la Fnat est le non remboursement des billets. «Si par hasard, un client a un imprévu ou décide d’annuler tout simplement son voyage, les compagnies aériennes ne remboursent pas», déplore-t-il.
Le président du Syndicat national des agences de voyages, Nadir Belhadj, abonde dans le même sens.  Il soulève également le problème des compagnies de transport qui n’accordent  pas actuellement  d’allotement. «Ce qui nous empêche d’offrir des tarifs avantageux.» Il fait  observer que si les frontières terrestres étaient ouvertes, on enregistrerait un flux important vers la Tunisie.   Avec les prix pratiqués actuellement en domestique, deux jours en Algérie équivalent à une semaine dans un hôtel 3 étoiles en Tunisie en inclusif, relève-t-il, appelant à revoir la tarification pour être plus compétitif.
Wassila Ould Hamouda