Clôture de la foire internationale d’Alger : L’attrait de l’économie nationale

L’événement de la semaine aura été sans conteste la 53e édition de la Foire internationale d’Alger qui a fermé ses portes vendredi . Elle a certes attiré de nombreux visiteurs mais c’est avant tout un lieu où se révèlent les potentialités de l’économie nationale. Les opérateurs, tant nationaux qu’étrangers, prennent la mesure de celles-ci dans un contexte où notre pays s’apprête à promulguer un nouveau code des investissements. Trois de nos reporters ont visité différents stands, suivi des conférenciers et interrogé des participants. L’un évoque l’intérêt des investisseurs américains pour le domaine des énergies renouvelables dans lequel l’Algérie affiche ses ambitions. L’autre nous présente les mutations du secteur du textile qui semble retrouver des couleurs mais aussi le marché de l’électroménager qui, par contre, semble marquer le pas. Lisez et vous saurez pourquoi et comment.

Un challenge réussi

baisser de rideau vendredi sur la 53e édition de la Foire internationale d’Alger. Compte tenu de l’absence de cette manifestation durant les deux années précédentes, et pour cause, la crise sanitaire mondiale, autant évoquer fièrement la réussite d’un challenge sur lequel et à la limite il aurait été hasardeux de parier.
Et pourtant, ce sont plus de 700 entreprises qui ont répondu «présent», parmi lesquelles 187 étrangères représentant une vingtaine de pays.

Pouvait-il en être autrement en raison de l’opportunité exceptionnelle pour des exposants venus de divers horizons de se rencontrer à la faveur d’un environnement économique algérien quasiment nouveau induit par les réformes successives intervenues au cours des deux dernières années, réformes elles-mêmes tributaires d’une adaptation incontournable aux exigences des marchés internationaux et en permanente évolution. Faudrait-il également rappeler qu’il s’est agi là d’un besoin d’adaptation à cet environnement extérieur, aussi implacable le serait-il, réclamé à cor et à cri par les opérateurs
nationaux tant publics que privés et qu’entre autres, l’abrogation de la mesure restrictive dite 51/49, qui les a fortement pénalisés,
en plus de priver l’Algérie d’une potentielle aisance financière. S’ouvrir au monde extérieur a été carrément le leitmotiv des représentants d’entreprises exposantes et autres hommes d’affaires venus en prospection ou plus simplement à la recherche d’opportunités de marché, très vite convaincus d’une perceptible embellie économique algérienne et des possibilités d’investissement offertes tous azimuts. En effet, avec ses plus de deux millions de kilomètres carrés de superficie, son littoral, la générosité de ses terres, une agriculture performante, les richesses de son sous-sol, une population aux deux tiers jeune, des compétences professionnelles dans tous les domaines. En plus d’être, et c’est la finalité, un ponctuel pôle économique pour ceux qui s’y trouvent à titre professionnel, la manifestation est également un point de chute pour des milliers de visiteurs nationaux venus de l’ensemble du pays qui ne sont pas là uniquement au titre de villégiature mais tout aussi pour admirer de visu les dernières innovations des différents secteurs industriels et la jonction, voire la synergie intellectuelle des citoyens est telle que certains parmi les visiteurs établissent stricto sensu une relation avec les mesures que le gouvernement envisage de mettre prochainement en application en matière d’encouragement aux investissements. Pour avoir augmenté de 41% la superficie totale d’exposition, les organisateurs ont de fait anticipé sur les attentes des entreprises participantes et ont amplement saisi l’importance de l’enjeu d’une manifestation tenue par l’obligation de réussite après deux ans
d’absence. Et, le défi a vraisemblablement été relevé.
 Abdelhamid Lemili