Clôture du festival international de la miniature et de l’enluminure : Djilali Grine, lauréat du 1er prix du concours international

 

De notre envoyé spécial : Hakim Metref La 12e édition du festival international de la miniature et de l’enluminure, qui s’est déroulée du 19 au 24 novembre au Centre des études andalouses de Tlemcen, a pris fin, jeudi dernier, avec la cérémonie de remise du prix international de la miniature et de l’enluminure. Durant six jours, le public tlemcenien a pu admirer près d’une centaine d’œuvres réalisées par des artistes algériens et étrangers et découvrir toute la beauté d’un art qui a su, au fil des siècles, garder son authenticité et traduire, dans divers styles et couleurs, la richesse culturelle de pays, tels que la Turquie, l’Inde, l’Ouzbékistan, l’Afghanistan, l’Iran, le Sultanat d’Oman, l’Indonésie et le Pakistan, qui ont pris part au festival, auprès des artistes algériens, héritiers des frères Racim ou encore Mohamed Temmam, précurseurs de la miniature algérienne. En plus des expositions, le festival a été pour tous les participants, une occasion pour l’échange et la découverte des écoles les plus prestigieuses des arts islamiques telles que les écoles turque et perse. Des élèves des écoles régionales des beaux-arts d’Azazga et d’Annaba ont aussi bénéficié d’ateliers de formation auprès de maîtres en la matière, comme l’Iranien Mohsen Aghamiri, le Turc Nadjati Sendjak Totem, l’Ouzbek JahongirAshurov ou l’Algérien Ahemd Khalili. Parmi 16 artistes participants, c’est l’Algérien Grine Djilali, de Mostaganem, qui a décroché le premier prix du concours international de la miniature et de l’enluminure pour son œuvre intitulée «Harraga». Un prix d’une valeur de 300.000 DA. Il est suivi par le Pakistanais Syed Abdul Irfan avec un prix d’une valeur de 200.000 DA. C’est une autre Algérienne qui décroche la troisième place, Houda Malik de M’sila, qui se voit offrir la somme de 100.000 DA pour son œuvre «Les Epoux algériens». Trois prix d’encouragement ont également été décernés à trois artistes algériens. Amel Dif Allah, présidente du jury du concours, a déclaré que la majorité des participants sont algériens, «c’est une chose honorable pour l’art algérien et nous pousse à encourager encore plus les élèves des beaux-arts, notamment ceux qui s’intéressent aux arts islamiques». Pour ce faire, ajoute Dif Allah, «nous avons programmé des ateliers de formation tout au long de l’année et nous allons signer des conventions avec plusieurs écoles d’arts, universités et associations pour plus de formation afin de préserver ce patrimoine et l’authenticité de l’école algérienne de miniature et d’enluminure». La présidente estime que les œuvres algériennes, présentées au concours, sont d’un très bon niveau et montrent le sérieux et la qualité de l’enseignement au niveau des écoles algériennes. Pour sa part, la commissaire du Festival, Samia Kadrine, s’est dit satisfaite du déroulement de cette 12e édition. «Nous l’avons organisée sous le slogan ‘‘Des ponts en or’’, et ce sont de véritables ponts que nous avons pu bâtir entre les artistes algériens et les artistes venus de plusieurs pays musulmans», déclare-t-elle. Le point fort de cette édition, estime-t-elle, «est la participation pour la première fois d’élèves des écoles des beaux-arts, notamment des élèves aux besoins spécifiques, qui ont bénéficié des ateliers de formation auprès des grands maîtres de la miniature et de l’enluminure». «C’est une expérience que nous envisageons de renouveler et d’étendre à plusieurs écoles d’art en Algérie afin d’enrichir et développer encore plus notre patrimoine artistique», conclut Samia Kadrine.

H. M.