Clôture du Salon du livre de Chlef : Pari tenu

Le salon du livre de Chlef dans sa deuxième édition s’achève ce samedi. C’est le film d’Ahmed Benkamla qui va clôturer la manifestation avec «La Cinquième saison», tiré du roman éponyme du même auteur. Ce long-métrage est une ode à la tolérance face à la violence des ennemis du savoir et du livre. Dommage que le réalisateur n’ait pu faire le déplacement en raison des problèmes de santé.

La deuxième édition du Salon du livre de Chlef est un pari tenu et gagné par son initiateur, Ali Laïb, et son équipe, quelques amis et des étudiantes et étudiants bénévoles, beaux et belles, disponibles et aimables. La maison de la culture a connu une certaine effervescence, surtout durant le premier jour avec les expositions-ventes des livres que les éditeurs ont ramenés dans leurs cartons. Il y avait pour tous les goûts, des livres d’Histoire, des essais, des biographies, des livres pour enfants et des romans évidemment, sans oublier les beaux livres de cuisine.
Nous avons rencontré un féru et un spécialiste de l’Histoire de l’Algérie, un passionné, auteur de quatre ouvrages de bonne qualité. Il a pour nom Hadj-Ali Mustapha, que vous avez certainement vu à la télévision où il est souvent invité. Son intérêt se porte particulièrement sur le volet déportation dans l’Histoire de l’Algérie. Il en a résulté «Les Bagnards algériens de Cayenne», «Les Algériens de la Nouvelle-Calédonie», «Des révoltes populaires à la déportation» et, enfin, «Prisons et camps de concentration de la guerre d’Algérie», publiés aux Editions El Amel.
Beaucoup de livres sur la musique algérienne édités par l’ENAG, des biographies surtout avec l’incontournable Abdelkader Bendaâmèche avec «Les Grandes figures de l’art musical algérien» tomes 1,2, 3 et 4 mais aussi «Abdelkrim Dali, une vie, une œuvre», «El Meqnine Ezzine ou le cri de cheikh Mohamed El Badji», «Mahboub Bati, un artiste de légende» et le tout dernier consacré à l’immense Amar Zahi. Kamel Bouchama s’est illustré aussi par son livre consacré à BeidjaRahal et intitulé «La Félicité du répertoire andalou».
Du beau livre aux Editions Casbah avec «El Hachemi Guerouabi, le jasmin, le rêve et le néant» de Chahla Guerouabi et Catherine Rossi, mais aussi «Issiakhem» de Benamar Mediène, un ami du célèbre artiste-peintre et de Kateb Yacine et aussi auteur du livre «Issiakhem, ma main au feu».
Une auteure, enseignante de son état, a fait sensation avec ses livres pédagogiques
destinés aux élèves du primaire. Ils sont de très bonne qualité et sont édités à compte d’auteur sous le label Nawat Education.
Ce Salon du livre, qui s’est tenu dans la ville accueillante de Chlef, qui se reconstruit avec beaucoup de goût, gagnerait à être organisé durant une période plus clémente sur le plan climatique et hors période des examens pour permettre aux lycéens et aux étudiants d’être présents.
De notre envoyé spécial à Chlef : Abdelkrim Tazaroute