CNDH : Conférence sur la diplomatie algérienne et le principe du droit à l’autodétermination

Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a abrité, ce samedi, une conférence intitulée: « Diplomatie algérienne et consécration du principe du droit à l’autodétermination » à l’occasion de la célébration du 60ème anniversaire de la fête de la victoire (19 mars 1962).

Intervenant à l’occasion, le président du CNDH, Abdelmadjid Zaalani a affirmé que l’Algérie « a contribué avec le sang de ses chouhada et l’écho de sa révolution à l’adoption par l’ONU du principe du droit des peuples à l’autodétermination ».
L’indépendance de beaucoup de peuples africains en 1960 et leur adhésion à l’ONU ont permis de renforcer le rang des défenseurs des droits des peuples à l’autodétermination et de proclamer ce principe la même année, a-t-il dit, ajoutant que le colonialisme français « a été contraint à reconnaître l’indépendance de l’Algérie sous la pression de la révolution, la lutte armée et l’action diplomatique ».
Évoquant la déclaration du Premier Novembre qui prévoit « la libération et l’autodétermination des peuples » ainsi que « l’indépendance totale et l’unité nationale », le président du CNDH a indiqué que ces expressions portent « une grande signification aux yeux de plusieurs mouvements de libération », d’où l’appellation de « l’Algérie, la Mecque des révolutionnaires ». L’expert international et membre du CNDH, Amir Noureddine a, pour sa part, déclaré que la diplomatie algérienne constitue « la pierre angulaire de l’indépendance de plusieurs pays et que l’Algérie a contribué à la libération de l’Afrique du joug colonial. Ce faisant, « elle représente l’émancipation de la conscience mondiale et mérite le respect de tous les pays », a-t-il dit.
De son côté, l’enseignent en histoire contemporaine Saidi Meziane, a évoqué , dans son intervention, la dimension libératrice de la déclaration du 1er novembre, le droit des peuples à l’autodétermination et l’objectif stratégique, qui affirmait que l’Algérie est « un Etat à part entière dont la révolution a combiné lutte armée et action diplomatique ».
L’enseignant en sciences politiques et relations internationales, Sahel Makhlouf, a souligné dans une intervention intitulée « Le principe du droit des peuples à l’autodétermination entre théorie et réalité », que ce principe « a connu une évolution, surtout après la création de l’Organisation des Nations Unies, qui a joué un rôle de premier plan dans la publication de la résolution 14-15 en 1960, en vertu de laquelle de nombreux peuples qui étaient sous le joug du colonialisme ont pu exercer leur droit à l’autodétermination par le biais d’un référendum ». M. Makhlouf a estimé que l’autodétermination des peuples par le biais d’un référendum était « le résultat de nombreuses luttes », soulignant que « le meilleur exemple en est ce que le peuple algérien a fait à travers la glorieuse guerre de libération qui a imposé à la France et à la communauté internationale de reconnaître l’indépendance de l’Algérie.