CNERMN 54 : Rebiga installe le Conseil scientifique 

Le ministre des Moudjahidine et des  Ayants-droit, Laïd Rebiga, a présidé, ce lundi à Alger, la cérémonie  d’installation du conseil scientifique du Centre national des études et  recherches sur le mouvement national et la Révolution du 1er Novembre 1954  (CNERMN54).

A ce titre, M. Rebiga a précisé que ledit conseil « se veut une instance  scientifique et académique jouant un rôle structurant et fonctionnel dans  le développement et la promotion de la recherche scientifique au niveau du  centre et l’accompagnement du secteur des Moudjahidine et des Ayants-droit  en proposant des idées ».
Il a en outre appelé les membres du conseil à mettre en œuvre toutes leurs  capacités, expériences et compétences scientifiques, en vue d’ériger ce  centre en « un centre de rayonnement historique et cognitif, et une force de  proposition scientifique et académique sur laquelle reposeraient les grands  choix de l’Etat en matière d’appui au dossier de la mémoire avec  objectivité, conscience et sagesse ».
« L’Etat attache une grande importance au dossier de la Mémoire nationale,  car étant le produit des sacrifices de millions de martyrs à travers les  différents parcours historiques de notre vaillant peuple », a souligné le  ministre qui a relevé « le souci du Président de la République, M.  Abdelmadjid Tebboune d’assurer le suivi de ce dossier ».
« La Mémoire nationale signifie la patrie, l’identité, l’appartenance et  l’histoire commune de tous les enfants de l’Algérie, ainsi qu’un destin  commun qui renforce l’esprit de la vraie citoyenneté, la soupape de  sécurité et le facteur clé pour protéger l’unité de l’Algérie, consolider  le front interne et faire face aux défis actuels et futurs », a-t-il  soutenu.
Il s’est dit, également, « confiant » que le centre œuvrera à « la mise au  point de stratégies et l’élaboration de nouvelles approches plus efficaces  et conformes aux exigences actuelles, et initiera la réalisation des  projets d’études et de recherche dans la préservation de la Mémoire  nationale ».
De son côté, la moudjahida et ancienne ministre, Z’hour Ounissi, en sa  qualité de membre du conseil, a appelé à la création d’une « école  historique nationale », soulignant que ce conseil ne ménagera aucun effort  pour développer la recherche dans le domaine historique de « la meilleure  façon, et avec honnêteté et détermination ».
Pour sa part, le moudjahid Mohamed Sghir Laalam qui a été distingué à  cette occasion, a mis en avant la nécessité d’accorder « un intérêt au rôle  de l’effort populaire dans le soutien à la Révolution de libération, et de  donner une importance aux détails qui ont contribué au renforcement de la  cohésion nationale ».