CNESE : Deux modèles novateurs pour évaluer l’économie informelle

Pour lutter contre l’informel, le Conseil national économique, social et environnemental (Cnese) a conçu deux modèles économiques novateurs, opérationnels avant la fin de l’année.

C’est l’annonce faite par son président, Rédha Tir, lors d’un point de presse tenu en marge du séminaire portant sur le planification organisé à l’Ecole nationale d’administration, à Alger, avec la participation du Centre de recherche en économie appliquée pour le développement. «Il s’agit en premier lieu, explique le président du Cnese, d’un modèle d’évaluation de l’économie informelle, laquelle doit se faire de manière scientifique professionnelle.» Et d’expliquer : «L’informel constitue un poids sur notre économie. Il présente un manque à gagner tant pour les caisses de l’Etat, que pour les acteurs activant dans la sphère économique.» Une raison, poursuit-il, pour laquelle, le Conseil a consacré ce travail qui s’appuie sur «les chiffres communiqués à propos du marché parallèle par les institutions officielles et sur l’évaluation effectuée par des chercheurs, mais également sur les stocks et le flux d’argent». «Nous avons opté pour une approche moderne qui date d’une dizaine d’années, offrant une cohérence entre l’argent qui est dans l’informel et le flux du circuit économique», a expliqué Rédha Tir, précisant que «ces stocks sont toujours utilisés dans les transactions économiques et sociales, d’où la nécessité d’établir ce modèle rapidement».
Dans le détail, Tir a révélé que le travail se fera en partenariat avec un pays «ami», à travers son conseil économique et social, dans «l’optique d’améliorer les résultats». Le deuxième modèle en phase de maturation concerne «la simulation économique et écologique», permettant à la fois «d’améliorer notre croissance économique, tout en préservant les ressources naturelles», a-t-il indiqué, en soulignant que les cadres du Conseil s’attellent à collecter des données sur le terrain et celles transmises par les ministères, pour peaufiner le travail rapidement. De son avis, «ce sont les deux modèles novateurs appropriés à notre pays, devant être proposés au gouvernement avant la fin de l’année».
Samira Azzegag