CNESE : Le rapport de conjoncture pour 2020 et 2021 examiné en janvier

 Le Conseil national économique, social et  environnemental (CNESE) examinera, lors de son Assemblée générale, prévue en janvier prochain, le rapport de conjoncture pour les années 2020 et  2021, afin de présenter au président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, l’état de l’économie nationale, a indiqué mercredi à Alger son président, M. Rédha Tir.

« Lors de la prochaine session de l’Assemblée générale du CNESE, qui se tiendra au mois de janvier, nous allons examiner le rapport de conjoncture pour les deux années 2020 et 2021, pour donner au Président de la République l’état de l’économie nationale sur les différents plans », a  déclaré M. Tir sur les ondes de la Radio Algérienne.
Par ailleurs, le président du CNESE a souligné la nécessité d’aller vers une « réforme moderne » de la politique monétaire de l’Etat qui obéit à « des  logiques locales et au contexte régional et international ».
« Il y a aujourd’hui une nécessité d’aller vers une refonte moderne de la politique monétaire de l’Etat, qui y va de la refonte du système financier,  bancaire et fiscal », a-t-il dit.
Selon lui, ce dossier fait partie des « réformes structurelles profondes », dont la réussite est liée au rétablissement de la confiance entre les  opérateurs économiques (du secteur public et privé) et le gouvernement par la relance d’un « dialogue sérieux », et à une « révision générale de  l’arsenal juridique autour du système monétaire ».
« Le gouvernement doit œuvrer à ce que ces réformes soient faites dans les plus brefs délais. Il y a urgence d’accélérer le rythme de cette  transformation structurelle, qui doit obéir à des logiques locales et au contexte régional et international », a préconisé M. Tir.
En plus de la stabilité politique et institutionnelle existant en Algérie, le président du CNESE a souligné, à propos de la réforme économique d’une manière globale, l’importance d’aller vers des textes de lois « flexibles » qui encouragent, notamment, la transparence, et vers une administration « souple, efficace et plus réactive ».
« La dualité du dinar pose actuellement un véritable problème. Ce phénomène qui nécessite un diagnostic profond, est un mauvais incitateur pour  l’investissement et encourage l’informel et les surfacturations massives », a, par ailleurs, déploré M. Tir.