Code de l’investissement : Des opérateurs étrangers en parlent

La nouvelle loi sur l’investissement prévoit plusieurs nouvelles mesures pour faciliter les investissements étrangers en Algérie, notamment la création d’un guichet unique. Nous avons voulu savoir ce qu’en pensent les investisseurs étrangers.

Mathieu Priat est cogérant de l’entreprise Phenix Technologie, fabricant de systèmes de découpe. Pour lui, «le marché algérien est dynamique et en pleine mutation». «L’Algérie constitue surtout une porte d’entrée vers l’Afrique. Les opportunités y sont nombreuses dans plusieurs secteurs», souligne-t-il. Il estime aussi que la stabilité politique et financière, la taille du marché, le coût et le niveau de qualification de la main-d’œuvre sont des éléments essentiels pour attirer les investissements directs étrangers (IDE).
Pour lui, «la stabilité juridique pendant dix ans permettra d’avoir une visibilité à long terme et les investisseurs pourront se projeter à long terme». Parlant de Phénix Technologie, il explique qu’elle possède de nombreuses références sur tout le territoire français et dans plusieurs pays de l’Union européenne(Roumanie, Espagne, Belgique, Luxembourg), en Afrique du Nord et dans différents continents. Gérant de l’entreprise AskyPrint, établissement activant dans l’import-export d’équipements et matériel d’imprimerie et de sérigraphie, Abzouz Ahmed parle d’une conditionsimple pour capter les investisseurs étrangers.
«C’est la stabilité politique et économique», assène-t-il. «L’Etat doit trouver les voies et moyens de séduire de possibles investisseurs étrangers et des mesures permettant de garantir à ces derniers une pérennité à leurs projets», soutient-il.«Le marché de l’investissement en Algérie est vierge et le pays est une porte pour aller investir en Afrique… Tout est disponible.
Il n’y a pas de raison pour qu’il n’y ait pas d’investissements», proclame-t-il. «Mais les atouts du marché algérien ne suffisent pas pour capter le maximum d’investisseurs», s’empresse-t-il s’ajouter. «Il faut une volonté politique et une vision économique à long terme», lance-t-il. Parlant du nouveau code des investissements, il ne cache pas son optimisme.
 Amokrane Hamiche