Colloque sur Malek Bennabi :Le penseur de la renaissance

«Le grand penseur algérien a laissé un legs considérable qui contribue encore au rayonnement de l’esprit», a déclaré la ministre de la Culture et des Arts. C’était jeudi dernier, au palais de la culture Moufdi-Zakaria d’Alger, lors du colloque «Malek Bennabi et la question de la culture», organisé par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (Aarc).

Face à une assemblée composée de professeurs et de chercheurs universitaires, la ministre a souligné l’importance de cette rencontre qui commémore des figures nationales ayant marqué le monde des sciences et de la culture, tout en mettant l’accent sur la place prépondérante qu’occupe la lecture et le livre dans la politique de son secteur. «Malek Bennabi est ce génie, ce penseur, qui a œuvré pour le rapprochement de la culture et de la civilisation en abordant des diverses problèmes de société», a-t-elle indiqué, précisant que l’auteur des «Conditions de la renaissance» aborde les questions culturelles et civilisationnelles de manière tout à fait singulière, propre à celle des grands penseurs. Une référence tout autant que Mustapha Lacheraf, Abdelkader Djeghloul ou Ali El Kenz. «De grandes contributions apportées par ces penseurs et auxquels nous devons reconnaissance», ajoute Mme Mouloudji. De son côté, Cheikh Mohamed Maâmoun Al Kacimi Al Hoceini, recteur de Djamaâ El Djazaïr, a mis l’accent sur les contributions théologiques de Malek Bennabi. «Il s’est fait une perception de l’authenticité et de la modernité en s’inspirant du Saint Coran. Une rencontre durant laquelle il est possible d’aborder une relecture de la pensée de Malek Bennabi», a-t-il estimé. Le directeur général de l’Aarc, Abdelkader Bendamèche, a évoqué, pour sa part, l’organisation de cette première édition consacrée à la lecture Malek Bennabi qui va apporter, au fil des années, revalorisation du travail et des œuvres du penseur, soulignant que cette manifestation s’inscrit dans le cadre de l’effort du ministère de la Culture et des Arts visant à consacrer la lecture dans le milieu juvénile et à rendre hommage à un grand penseur algérien. Malek Bennabi compte à son actif plus d’une trentaine d’ouvrages en langues arabe et française, dont «Le Phénomène coranique» (1946), «Les Conditions de la renaissance» (1948), «Idée d’un Commonwealth islamique» (1958), «Le Problème de la culture» (1959) et «Le Problème des idées dans le monde musulman» (1970). Le jury de cette première édition a dévoilé les 3 lauréats en lice, en l’occurrence Laïb Haidar pour le premier prix, Messaouda Ali Louaar (2e) et Soulaf Attabi (3e) en plus de trois autres prix d’encouragement. En marge de cette manifestation, la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, a procédé à l’inauguration d’une exposition dédiée aux œuvres phares de Malek Bennabi, outre des photos illustrant le parcours du penseur, organisée dans la grande salle d’honneur. Les travaux ce forum se poursuivent au Palais de la culture par des interventions d’enseignants spécialistes issus des différents instituts et universités algériens présentées dans 8 conférences avec des thèmes variés.

Walid Souahi