Comment rattraper le jeûne après le mois de Ramadhan ?

Les personnes qui n’ont pas pu observer le jeûne pour différentes raisons, sont tenues de le faire avant le prochain mois de Ramadhan  même si dans certains cas, ces personnes en sont exemptées.

D’après l’imam de la mosquée el-Houda, Ali Chaïb, rattraper le jeûne obéit, en effet, à certains critères, en fonction des raisons qui ont conduit chaque personne à ne pas s’acquitter de son devoir. Les femmes enceintes étant classées dans la catégorie des malades, explique notre interlocuteur en se référant aux interprétations de l’imam Malek sont tenues de jeûner une fois qu’elles seront rétablies. Les  allaitantes sont appelées à expier d’abord et ensuite et dès que l’enfant est sevré rattraper leur jeûne. Certains érudits mettent les femmes enceintes et les allaitantes dans la même catégorie. La femme enceinte pour eux, doit également expier puis jeûner lorsque sa santé le lui permet.
«Pour ce qui est des personnes qui meurent avant de s’acquitter de leur jeûne, la plupart des érudits s’accordent à dire que si ces personnes n’ont pas jeûné pour cause de maladie et que leur état de santé ne s’est pas amélioré des mois après le mois de Ramadhan, et meurent, elles sont exemptées de rattrapage et leurs familles ne sont pas tenus de jeûner à leur place», explique-t-il, rappelant qu’Allah dit dans un verset de la sourate El Baqara : «Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité.»
En revanche, sila personne retrouve sa santé après le mois de Ramadhan et meurt avant de rattraper son jeûne, sa famille est tenue de le faire à sa place, comme le souligne le Prophète Mohamed (Que la Prière et le Salut Soit Sur Lui) dans ce hadith: «Un proche parent doit jeûner à la place de celui qui meurt avant de rattraper un jeûne non observé.»
D’autres, comme Chafii, rapporte l’imam Chaïb, favorisent l’expiation au rattrapage en nourrissant, à la place du défunt, un pauvre pour chaque jour à jeûner. «Une femme est venue voir le Prophète, lui demandant si elle peut jeûner à la place de sa mère décédé avant de s’acquitter de sa dette de 30 jours de jeûne, il l’a autorisée à le faire. De même qu’il l’a autorisée d’effecteur le pèlerinage du hadj à sa place, sa mère n’ayant jamais pu le faire. Toujours à propos du hadj, il a autorisé également une femme à faire le pèlerinage du hadj à la place de son père, trop vieux pour se déplacer», rapporte-t-il.
Farida Belkhiri