Commentaire : Chapeau bas

Les différents corps de sécurité ont été sur la brèche pendant ce mois de Ramadhan, veillant inlassablement sur la quiétude du citoyen. Ce ne sont pas, en effet, les menaces qui manquent ni les malfaisances sociales occasionnées par des énergumènes ou des réseaux dont la vocation est de vivre en parasite nuisible.

Le soldat dans sa guérite, le gendarme sur les routes de campagne, le policier en poste au carrefour, le pompier qui se tient prêt à tout instant pour intervenir au premier appel à l’aide, sont, à n’en point douter, dignes de la reconnaissance de la nation et méritent que les citoyens leur rendent un hommage appuyé en ce mois sacré que les Algériens achèvent d’accomplir dans la tranquillité. Ainsi, alors qu’aux frontières du pays règnent la crainte de la guerre, d’attentats terroristes meurtriers, de soubresauts politiques violents, sans oublier l’activisme de nombreux réseaux interlopes, les Algériens vaquent paisiblement à leurs occupations grâce à la vigilance des forces armées nationales. Un qui-vive d’autant plus de rigueur que de graves dangers s’accumulent dans la foulée de la crise ukrainienne. L’ombre de la guerre pèse sur le monde et celle d’une interruption brutale des approvisionnements alimentaires n’est pas moins réelle. Si les uns veillent à repousser les menaces, à l’intérieur, gendarmes et policiers sont mobilisés en permanence pour réprimer toute tentative malveillante des résidus du terrorisme, des actions néfastes des délinquants de tous acabits, et des spéculateurs en embuscade pour vampiriser le pouvoir d’achat du simple citoyen et lui infliger des souffrances qu’il n’aurait pas eu à subir normalement. Ces hommes, et femmes, au képi veillent au grain, de sorte que ce Ramadhan, malgré les craintes d’une rupture des stocks artificiellement provoquée, les citoyens n’ont pas eu à se tourmenter pour remplir leurs couffins, notamment en ce qui concerne les produits subventionnés. Ils sont aussi sur la brèche pour fluidifier la circulation sur les routière, sensibiliser les automobilistes aux accidents de la circulation, protéger les piétons des chauffards, ramener le calme perturbé par des a-sociaux patibulaires, et tant d’autres tâches qu’ils accomplissent aussi en collaboration avec d’autres corps, à l’instar de celui de la Protection civile. Les pompiers sont là pour intervenir à chaque appel à l’aide ou pour écarter un danger imminent à tout heure du jour et de nuit. Combien de vies humaines n’ont-ils pas sauvé à la suite d’accidents de la circulation, d’accidents ménagers ou d’une défaillance de santé quelconque sur le chemin. Chapeau bas, assurément, pour eux tous.
 Ouali Mouterfi