Commentaire : Le vent en poupe

Par Amirouche Lebbal

Constante dans ses principes et efficiente dans sa démarche, la diplomatie algérienne a su comment s’imposer davantage dans son environnement géographique, inspirant invariablement le respect dans le concert des nations. Le déploiement tous azimuts de son action, que ce soit dans le monde arabe, sur le continent africain, en Méditerranée ou bien à l’échelle mondiale, fait de la diplomatie algérienne un acteur incontournable dans l’effort sous-tendant le règlement pacifique des conflits internationaux. Faire taire les armes a été et est toujours la trame de ses initiatives et son soutien agissant pour la libération des peuples opprimés est son imprescriptible principe. Donner corps à ces fondamentaux historiques de notre diplomatie, à l’heure où la carte géostratégique du monde se fait et se défait au bon vouloir et suivant les intérêts des puissances, ne s’apparente aucunement à une cure. Bien au contraire, assumer ses positions suppose à la base une entière souveraineté et une indépendance financière vis-à-vis de l’étranger. Cette liberté d’action et le pouvoir de traiter d’égal à égal, l’Algérie les a renforcés grâce à sa politique qui fait du principe du non-endettement une ligne rouge. En ce sens, le président de la République a été on ne plus clair, en ce sens où il a réitéré à maintes reprises que c’est un principe immuable. En effet, depuis l’élection d’Abdelmadjid Tebboune, à la tête de l’Etat, notre diplomatie a pour ainsi dire le vent en poupe. Reconquérir la place de l’Algérie dans le concert des nations, faire de la diplomatie un vecteur majeur de l’essor de l’économie nationale et veiller au bien-être de la communauté nationale établie à l’étranger ont été ses engagements phares lors de sa campagne électorale. Sitôt élu, sitôt l’engrenage diplomatique mis en branle. Ses visites d’Etat entamées par l’Arabie Saoudite début 2020 jusqu’à son récent déplacement en Italie, Abdelmadjid Tebboune a fait déjà le tour de nombre de capitales de pays partenaires et pesants sur la scène internationale. Au Caire ou au Qatar, en Tunisie ou à Ankara, l’accueil réservé au président de la République a été des plus grandioses. A Rome, en attendant Moscou, les autorités italiennes ont déployé un protocole digne des grands chefs d’Etat de la planète. Un accueil qui traduit les fortes et profondes relations entre les deux pays. A chacune de ses sorties hors frontières, le président de la République est revenu avec des contrats économiques et des gages de coopération poussée d’une portée stratégique qui s’inscrit dans la durée. La diplomatie utile à la Nation a désormais un sens et un visage. Cette diplomatie qui a réussi l’exploit de convaincre les pays arabes d’organiser leur prochain sommet à Alger le 1er et le 2 novembre. L’Algérie s’est aussi cette puissance africaine qui au nom de la légalité internationale, des principes des droits humains et des peuples à disposer de leur destin a barrer la route, avec d’autres pays du continent, à l’entité sioniste dans sa quête de s’adjuger à l’UA un siège d’observateur, avec l’appui voire sur instigation d’un pays voisin dont la nature expansionniste le pousse à toutes les trahison et félonie. L’Algérie c’est aussi une nation qui tient sa parole quoique cela lui en coûte et bâtit toujours ses relations sur le respect et la transparence. Une transparence qu’elle exige à elle-même et qui exige la réciprocité de ses partenaires.
 Amirouche Lebbal