Commentaire : Raviver cette flamme patriotique

Par Abdelkrim Tazaroute

Le président de la République a procédé, hier, à l’installation solennelle du Conseil supérieur de la jeunesse. Cet organe consultatif, doté d’une autonomie financière, a la lourde mission de formuler des propositions et des recommandations dans divers domaines qui intéressent et préoccupent la jeunesse algérienne en termes de perspectives d’avenir, dans un pays en quête perpétuelle du mieux-vivre ensemble et d’un développement à même d’assurer l’épanouissement de cette richesse humaine que constitue la jeunesse.
Qui mieux alors qu’un organisme constitué de jeunes pour aborder la problématique de cette frange de la société et les sujets d’ordre social, culturel, sportif et économique que cette honorable assemblée de jeunes, dont les hautes autorités du pays ont parrainée et dotée de tous les moyens pour mieux accomplir la lourde, mais exaltante mission ? Aujourd’hui, il est juste question de regarder les choses en face et d’avoir l’intelligence de se rappeler que l’Algérie est constituée à majorité de jeunes, à qui il fallait transmettre le flambeau pour qu’ils puissent prendre le destin du pays en mains. Cette salutaire conscience politique des jeunes révolutionnaires a permis, quand il le fallait, à des jeunes de déclencher la guerre de Libération nationale, rompant avec l’attentisme des vieux routiers de la politique qui ont tergiversé des années durant. C’est de cette trempe de jeunes que l’Algérie d’aujourd’hui a besoin.
Depuis l’indépendance, l’Université a formé des diplômés qui, faute de perspectives, de débouchée, ont pris le chemin de l’exil.
Ces cerveaux font depuis des années le bonheur de plusieurs pays. Il faut mettre un terme à cette saignée dans l’intérêt
du pays, comme il est nécessaire d’être à l’écoute de ceux qui par désespoir achètent à coups de millions une place pour une traversée incertaine, si ce n’est pas pour une fin qui a endeuillé des familles entières. C’est une triste réalité à laquelle on fait face. Rien n’est impossible pour y remédier. Les jeunes ont besoin de loisirs, de travail et de logement. Bref, d’une vie digne. Personne ne quitte son pays de gaieté de cœur mais incontestablement pour des raisons évidentes de marginalisation.
La jeunesse devrait s’impliquer dans la vie politique du pays et apporter sa pierre à l’édifice pour le bien de la collectivité.
Il faut juste raviver cette flamme patriotique qui arrive à réaliser des miracles. Les Jeux méditerranéens d’Oran, qui mettront l’Algérie sous les feux de la rampe, sont une occasion en or pour illustrer ce dont le jeune Algérien est capable.
 A. T.